ArcelorMittal : l'heure de vérité ?

Publié le 27/09/2012
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, sera bien cet après-midi, à Florange
ArcelorMittal : l'heure de vérité ?
ArcelorMittal : l'heure de vérité ?
Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, sera bien cet après-midi, à Florange

© L'Est Républicain, Jeudi le 27 Septembre 2012 / Région Lorraine + Vosges Matin

 

Les représentants syndicaux espèrent du concret.

Florange. La confirmation n'est venue qu'en début d'après-midi, hier. Un coup de téléphone, alors que les « Mittal » bloquaient encore les lignes de production des usines à froid. Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, sera bien, cet après-midi, à Florange.

Autre nouvelle attendue, tombée quelques minutes plus tard, un comité central d'entreprise extraordinaire (CCEE) du groupe aura lieu lundi prochain. Mais dans l'ordre du jour, un point : « information sur la situation économique et industrielle de la société ArcelorMittal Atlantique Lorraine », laisse les syndicats perplexes. « Rien ne dit même qu'on parlera de Florange... »

Les salariés espèrent, cependant, que ces deux rendez-vous apporteront, enfin, un semblant de réponse quant à l'avenir du site intégré. « Si Montebourg vient, c'est qu'il a un minimum de choses positives à nous annoncer », veut croire Edouard Martin (CFDT), On ne lui a pas demandé de venir. Il sait qu'on attend des réponses ».

Attendre encore

Les représentants de la CGT restent plus prudents. « On espère quelque chose de concret. La seule option acceptable serait le redémarrage de la filière liquide et du packaging, rappelle Jean Mangin. Nous n'accepterons pas un double discours. Le gouvernement a affirmé que le site intégré est viable et la sidérurgie un secteur stratégique. Ce n'est pas du jusqu'au-boutisme mais si les annonces ne sont pas en adéquation, on continuera à se battre ».

Une autre rumeur, celle de la rencontre de François Hollande et de Laskhmi Mittal vendredi, pose question sur les annonces espérées. « On peut imaginer que le ministre vient seulement faire un point d'étape sur les tractations, difficiles, en cours », note Walter Broccoli (FO).

« La question doit être traitée au plus haut niveau. Entre Hollande et Mittal », insiste encore Michel Liebgott. Le député laisse entendre que cette rencontre « absolument nécessaire », pourrait être organisée dès ce matin à l'Élysée. Ce qui laisserait alors, une marge de manoeuvre et de communication bien plus large au ministre.

D'une rumeur à l'autre, les « Mittal » attendent « l'heure de vérité », et appellent le plus grand nombre de salariés, sous-traitants et intérimaires, femmes et hommes du territoire, à être présents pour accueillir le ministre, à 15 h 30, devant la mairie de Florange. Et d'espérer encore que « Mittal ne puisse, d'un revers de la main, balayer la richesse collective de l'industrie sidérurgique dans la vallée. »

Lucie BOUVAREL