ARCELORMITTAL : LA CFDT OBTIENT DE «SERIEUSES ASSURANCES»

Publié le 17/04/2009
Mercredi, la CFDT avait attaqué la gare d'Ebange (au coeur même des installations sidérurgiques de la Fensch) comme d'autres une banque.
ARCELORMITTAL : LA CFDT OBTIENT DE «SERIEUSES ASSURANCES»
ARCELORMITTAL : LA CFDT OBTIENT DE «SERIEUSES ASSURANCES»
Mercredi, la CFDT avait attaqué la gare d'Ebange (au coeur même des installations sidérurgiques de la Fensch) comme d'autres une banque.

Hier, peu avant 23 h, après 4 h 15 de réunion, les manifestants levaient le blocus.

En solo, à défaut d’avoir réuni la bande de l’Intersyndicale, mais vite fait bien fait, bloquant ainsi tout le trafic ferroviaire entrant ou sortant des usines ArcelorMittal. Hier, vers 22h50, les militants levaient le blocus, et repartaient avec une feuille en guise de pactole. «Mais ce papier vaut de l’or », assurait Patrick Auzanneau, représentant national CFDT au sortir d’une réunion de 4h15 avec la direction locale. Le syndicat tenait là, en effet, l’assurance que les hauts fourneaux de Moselle et le millier de salariés employés avaient bel et bien un avenir aux yeux du groupe de Lakshmi Mittal. A défaut du boss indien, la confirmation écrite venait de Robrecht Himpe, n° 2 d’Arcelor. «Tant que l’on ne tenait pas cela, on pouvait toujours craindre que Hayange et environs soient sacrifiés sur le dos de la crise, au profit d’autres sites belges, allemands ou… français (comme Fos ou Dunkerque).» Confirmation était aussi rédigée que le groupe ne remettait pas en cause certains investissements sur son 'outil' lorrain. A commencer par le projet ULCOS de plusieurs millions d’euros pour l’exploitation des gaz de ses hauts-fourneaux. La CFDT se félicitait aussi d’avoir obtenu une 'veille industrielle'. «Ainsi, même si cela reste à négocier dans la forme, il est acté que les partenaires sociaux vont être informés de l’évolution du carnet de commandes d’ArcelorMittal à l’échelon européen. » D’ici là, la mise en chômage partielle (de mai à septembre) de la quasi-totalité des employés lorrains n’est pas remise en cause. «Avec toutefois un aménagement de cette période au mieux pour que chacun perçoive 80 % de son revenu tout au long de cette traversée du désert. » A ce sujet, des négociations seront ouvertes dès le 24 avril à Paris, pour Florange et l’ensemble des sites français du sidérurgiste.

Patrick JACQUEMOT.
Publié le 17/04/2009 – France et Monde