ARCELORMITTAL : LES PERTES S'ACCUMULENT L'INQUIETUDE DES SALARIES ENFLE

Publié le 30/04/2009
ArcelorMittal a encore subi de plein fouet la crise économique avec plus d'un milliard de dollars de pertes au 1er trimestre. De quoi inquiéter des salariés déjà soumis à des fermetures temporaires d'usines.
ARCELORMITTAL : LES PERTES S'ACCUMULENT L'INQUIETUDE DES SALARIES ENFLE
ARCELORMITTAL : LES PERTES S'ACCUMULENT L'INQUIETUDE DES SALARIES ENFLE
ArcelorMittal a encore subi de plein fouet la crise économique avec plus d'un milliard de dollars de pertes au 1er trimestre. De quoi inquiéter des salariés déjà soumis à des fermetures temporaires d'usines.

Le numéro un mondial de l'acier ArcelorMittal a annoncé hier une perte de 1,1 milliard de dollars pour le premier trimestre et la chute de ses ventes, divisées par deux à cause de la crise économique.

Ebranlé par les difficultés persistantes de l’automobile et de la construction, les principaux clients de la sidérurgie, l’effondrement des ventes s’est accéléré, puisqu’au dernier trimestre 2008, elles atteignaient encore plus de 20 milliards. Les usines ne fonctionnent qu’à 50 % de leur capacité et les expéditions d’acier fondent, à seulement 16 millions de tonnes sur le trimestre. ArcelorMittal «a engrangé des bénéfices spectaculaires entre 2006 et fin 2008, […] le groupe a réalisé des acquisitions effrénées partout dans le monde et n’a pas fait suffisamment de provisions», reproche Philippe Verbeke, délégué CFE-CGC.
Plus de la moitié des hauts fourneaux européens d’ArcelorMittal sont en veille et un plan de départs volontaires est en cours à l’échelle mondiale. Au départ, le groupe visait 9 000 suppressions de postes, mais a reconnu que cela pourrait être plus. Les effectifs ont déjà été réduit de 4 000 à 312 000 depuis le début de l’année. Le PDG Lakshmi Mittal a assuré de nouveau ne pas compter céder d’actifs stratégiques ni fermer définitivement des usines, mais il a indiqué que les sites ne redémarreraient pas «jusqu’à ce que la remontée de la demande, des prix et de la marge soit confirmée».

L'action chute

Les pertes du premier trimestre 2009 et celles du dernier trimestre 2008 (2,6 milliards de dollars) ont été amplement creusées par des charges exceptionnelles nées de la crise : dépréciations de la valeur des stocks et provisions pour financer les réductions d’effectifs. Sans cela, le groupe aurait été de justesse dans le vert.
Autre source d’inquiétude financière, l’endettement d’ArcelorMittal ne se résorbe pas, à 26,7 milliards de dollars fin mars. Le groupe promet de la réduire de 4 milliards d’ici la fin de l’année et pour tenter de redresser plus rapidement son bilan, il va lever 3 milliards de dollars, via une augmentation de capital et l’émission d’obligations convertibles.
Pour assurer l’avenir du groupe et ses futurs investissements, Edouard Martin, de la CFDT, demande que les actionnaires renoncent à tout dividende, lors de l’assemblée générale du 12 mai.

Publié le 30/04/2009 – France et Monde