ARCELORMITTAL : LES SYNDICATS DEMANDENT 3 % D'AUGMENTATION DE SALAIRE

Publié le 25/03/2009
Le gel des salaires prévu par le groupe ArcelorMittal n'est pas du goût des organisations syndicales. Hier à Florange, toutes ont boycotté le comité d'établissement.
ARCELORMITTAL : LES SYNDICATS DEMANDENT 3 % D'AUGMENTATION DE SALAIRE
ARCELORMITTAL : LES SYNDICATS DEMANDENT 3 % D'AUGMENTATION DE SALAIRE
Le gel des salaires prévu par le groupe ArcelorMittal n'est pas du goût des organisations syndicales. Hier à Florange, toutes ont boycotté le comité d'établissement.

L’ensemble des organisations syndicales ­ de FO à la CGC ­ avait promis de boycotter le comité d’établissement du site ArcelorMittal de Florange si les négociations salariales n’étaient pas rouvertes. Une menace qui a été mise à exécution, hier matin, en même temps qu’une centaine de salariés a investi le rez-de-chaussée des grands bureaux pour soutenir les revendications portant sur la politique salariale.

En dépit de la crise qui frappe le secteur et des économies drastiques prévues au sein du groupe ­ parmi lesquelles figure le gel des salaires ­ les organisations syndicales sont sur la même longueur d’ondes pour réclamer, «une hausse généralisée des salaires de 3 % », avec un minimum de 80 €. Et ceci à l’échelle nationale.

Pots cassés

«Ces augmentations ont toujours été une priorité », estime la CFDT tandis que la CGT met en avant «la perte de pouvoir d’achat manifeste », en période de chômage partiel. A la CFE-CGC, la grogne est également manifeste : «Qui ne dit mot consent, dit-on. Eh bien nous, nous ne sommes pas d’accord avec ces zéro pour cent annoncés ! » «Nous avons réellement l’impression de beaucoup de mépris de la part de notre direction », estime Didier Coletti pour la CFDT. Qui ne cesse de réaffirmer : «Les salariés ne sont pour rien dans la crise alors qu’ils en paient chaque jour les pots cassés ! » Selon le syndicaliste, ce ne seraient pas les primes d’intéressement et de participation aux bénéfices qui pourraient apaiser les craintes. Ces dernières, à l’image des résultats de l’année 2008, seront versées courant avril. «C’est une arme à double tranchant. Aujourd’hui, personne ne crache sur ces primes, évidemment, mais il faut réfléchir à long terme. On ne sait pas de quoi sera faite l’année 2009, il nous faut du concret en termes de revalorisation salariale, point ! » Pour rajouter à la pression, les centrales syndicales ont promis de boycotter toutes les instances représentatives du personnel jusqu’à ouverture d’une fenêtre de négociation. C. F.

Publié le 25/03/2009 – France et Monde