ARCELORMITTAL : « Pas de plan social, un plan industriel »

Publié le 10/10/2012
Hier, des milliers de chasubles rouges ont battu le pavé parisien. A Florange, les hommes en orange scandaient le même message d'unité européenne.
ARCELORMITTAL : « Pas de plan social, un plan industriel »
ARCELORMITTAL : « Pas de plan social, un plan industriel »
Hier, des milliers de chasubles rouges ont battu le pavé parisien. A Florange, les hommes en orange scandaient le même message d'unité européenne.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 10 Octobre 2012 / IG /
 

 

Le moral, Yves Fabbri ? « D'acier ! Regonflé à bloc pour les prochains jours. On a vu tous les camarades de France, les collègues européens, Mélenchon, Poutou. Et là, réunion de travail. » Soit un tour de table entre cégétistes et syndicats luxembourgeois et belges notamment, à Montreuil, après avoir battu le pavé parisien toute la journée. De cet entretien devrait se concrétiser un document, que le militant florangeois et ses voisins compagnons promettent d'envoyer à leur ministre du Travail respectif. La politique industrielle européenne, ou plutôt le manque de cohésion entre les Etats, formera le corps du texte. « Nous voulons clairement qu'une décision politique tranche la question de l'industrie, en France, et en Europe. A Florange, on ne veut pas de plan social, mais un plan industriel. » Le militant appuie : « On se base sur le rapport Faure. Le site est viable dans sa globalité, ce n'est pas cohérent aujourd'hui que la filière liquide soit séparée de l'ensemble. » Même son de cloche chez le collectif jeune CGT local. « La direction d'Arcelor ferait bien de revoir la copie, tonne Lionel Buriello. On n'est pas dupe du comportement de l'Etat. C'est encore de l'enfumage, on sent bien qu'ils veulent gagner du temps. Aujourd'hui, si on ne voit pas le réel problème de notre industrie, c'est que l'on est irresponsable. »
 
CGT à Paris, CFDT à Florange

Les chasubles orange étaient hier à Florange, où environ 300 militants et sympathisants lançaient le même message d'unité européenne. Edouard Martin, porte-parole d'un collectif « d'amis, familial », a tenu à « faire un point d'étape , sur la fin de la phase à chaud, sur le devenir de Gepor et des nombreux sous-traitants, les 40 millions pour pérenniser l'aval - le compte n'y est pas ! - , et la réelle difficulté à trouver un repreneur pour Florange. » « Mais c'est possible, et c'est notre unique espoir », a-t-il martelé.