ARCELORMITTAL

Publié le 30/07/2012
Rapport Faure : le site de Florange est viable
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Rapport Faure : le site de Florange est viable

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 28 Juillet 2012 / Région /

 

 

Le rapport relève aussi la « situation difficile du secteur de l'acier qui connaît une demande en baisse ».

Les conclusions du rapport Faure commandé par le ministre du Redressement productif sur l'avenir du site ArcelorMittal Florange sont claires : « Ce site intégré est viable ! » À condition de préserver sa compétitivité.

Ce rapport va dans le bon sens. Il nous satisfait à 80 %, car il reprend l'essentiel de nos propositions. » Yves Fabbri, de l'intersyndicale CGT ArcelorMittal Florange, est sorti plutôt rassuré des trois longues heures de réunion, hier en fin de journée, au ministère du Redressement productif où Pascal Faure, vice-président du conseil général de l'Économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies, rapporteur d'une étude commandée par Arnaud Montebourg sur le site sidérurgique d'ArcelorMittal de Florange. Edouard Martin, pour la CFDT, est satisfait car il estime que « le gouvernement ne veut pas lâcher Florange. Il est même prêt à rechercher un repreneur si Mittal ne veut plus investir ».

Selon le ministère, cette rencontre entre syndicats, élus lorrains et pouvoirs publics a permis de mettre en « évidence les atouts du site intégré de Florange. » Et de citer la technicité des aciers à haute valeur ajoutée produits par ses chaînes à froid, fruits des innovations du centre de recherche de Maizières-lès-Metz, idéalement localisé par rapport à ses grands clients automobiles notamment. Mais le rapport relève aussi la « situation difficile du secteur de l'acier qui connaît une demande structurellement en baisse, conjuguée à une surcapacité de production persistante au niveau européen depuis 2009. »

« Performance industrielle »

Une conjoncture qui impose, selon ce rapport, de « préserver la compétitivité du site qui repose sur le maintien de sa performance industrielle notamment dans les activités à froid. » Et pour ce faire, le rapport réclame « un plan d'investissement rapide et significatif, car l'avenir du site ne peut se jouer uniquement sur le projet Ulcos. »

Michel Liebgott chiffre à 450 MEUR le montant des investissements à réaliser sur le site. « Florange a justement souffert du manque d'investissement ces dernières années », souligne le député-maire PS de Fameck, pour qui l'essentiel est désormais de « clarifier la situation, de connaître la stratégie de Lakshmi Mittal. » Une mission que se donne le gouvernement. Selon Xavier Lecoq, de la CFE/CGC, le gouvernement, via le ministre du Redressement productif mais aussi, sans doute, le président de la République, François Hollande, qui suit ce dossier de près, approcheront la direction d'ArcelorMittal pour savoir ce que le géant de l'acier compte faire du site mosellan et « lever cette incertitude » qui plane sur la sidérurgie lorraine. Sans solution, le gouvernement n'exclut aucune hypothèse alternative. « Et s'il ne veut pas investir, nous passerons par la loi comme nous l'avons promis, afin de permettre la reprise du site. On ne peut pas laisser un site viable, performant, s'arrêter. Cela marquerait la fin de la sidérurgie en Lorraine », affirme Michel Liebgott. « Mais cela risque d'être compliqué, car Mittal ne voudra jamais céder Florange à un concurrent », pense Xavier Lecoq. En attendant, pour Patrick Weiten président du conseil général de la Moselle, il « ne faut rien lâcher sur Ulcos. Il faut continuer à faire du lobbying pour faire aboutir ce projet d'avant-garde. »