BASSE HAM : KS KOLBENSCHMIDT SUPPRIME 81 EMPLOIS

Publié le 13/03/2009
L'équipementier automobile KS Kolbenschmidt à Basse-Ham, près de Thionville, se séparera de 81 salariés d'ici la fin de l'année.
BASSE HAM : KS KOLBENSCHMIDT SUPPRIME 81 EMPLOIS
BASSE HAM : KS KOLBENSCHMIDT SUPPRIME 81 EMPLOIS
L'équipementier automobile KS Kolbenschmidt à Basse-Ham, près de Thionville, se séparera de 81 salariés d'ici la fin de l'année.

L’annonce a été faite, hier, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire. Actuellement, la société adossée au puissant groupe allemand Kolbenschmidt Pierburg emploie 352 personnes. Elle est spécialisée dans la production de pistons. Cette mauvaise nouvelle intervient dans un contexte particulièrement tendu pour les équipementiers automobiles, qui souffrent tout autant sinon plus que les constructeurs. En l’occurrence, l’usine de Basse-Ham tourne actuellement très en dessous de sa capacité habituelle : le lundi et vendredi sont des jours chômés. Hier, il n’a pas été évoqué les modalités selon lesquelles la direction se séparera de ses collaborateurs. «Tout ce que l’on sait, c’est que nous sommes 81 de trop. Nous nous battrons sur les mesures du plan de sauvegarde de l’emploi, pour que les gens quittent l’entreprise avec les meilleures garanties possibles », résume Fabrice Rigotti, pour la CFDT. Selon les représentants syndicaux, les mesures annoncées hier ne font que confirmer «ce dont nous nous doutions déjà. En mai dernier, une restructuration avait touché deux sites allemands du groupe. On se disait que ça allait nécessairement nous arriver aussi un jour ou l’autre ». Pour la direction, les choses apparaissent de façon beaucoup plus complexe. «Nous avons consolidé ce chiffre de 81 personnes la semaine dernière, assure le PDG Daniel Preslier. C’est l’évolution générale du marché automobile qui nous a contraint à déclencher ce processus de restructuration. » En même temps que la masse salariale diminuera, KS Kolbenschmidt investira pour moderniser son outil de production. La condition sine qua non pour rester compétitif sur un marché soumis à une concurrence exacerbée.

C. F.

Publié le 12/03/2009 - France