Bataille syndicale chez PSA-Trémery

Publié le 06/01/2011
L'intersyndicale de Peugeot-Citroën a lancé, hier, une procédure afin de demander l'annulation des élections du comité d'entreprise.
Bataille syndicale chez PSA-Trémery
Bataille syndicale chez PSA-Trémery
L'intersyndicale de Peugeot-Citroën a lancé, hier, une procédure afin de demander l'annulation des élections du comité d'entreprise.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 06 Janvier 2011 / Région /

 

Les élections du comité d'entreprise du site PSA Peugeot-Citröen de Treméry se sont transformées en bataille syndicale et judiciaire. En novembre dernier, le Syndicat indépendant de l'automobile (SIA) arrive en tête du scrutin avec 1 119 voix, mais une alliance des quatre autres organisations le met en minorité au comité d'entreprise. La CGT, la CFDT, la CFTC et le syndicat Sud, qui représentent 1 900 salariés, possèdent six sièges, le SIA seulement cinq.

L'intersyndicale pensait alors placer ses représentants aux postes enviés de secrétaires et trésoriers du CE mais l'intervention de son président a bouleversé les plans. Le représentant de la direction a utilisé un point du règlement pour permettre au Syndicat indépendant de l'automobile de rester aux commandes.

Devant « ce coup de force », comme l'a décrit hier matin Me Laurent Paté, l'intersyndicale a lancé une procédure devant la chambre civile du tribunal de Metz afin de demander l'annulation des élections. « Traditionnellement, le président du CE ne prend jamais part au vote, regrette l'avocat des demandeurs. Cette fois, comme par hasard, il a pris position en faveur du SIA, qui est à sa botte. La question est de savoir si ce syndicat, mis en minorité, est légitime pour diriger le CE. »

La jurisprudence de la Cour de cassation est favorable à la direction de Trémery et au Syndicat indépendant de l'automobile. Du coup, le défenseur du SIA a ironisé sur « sur cette tentative absurde de donner à cette affaire une tribune politico-syndicale. Le SIA existe depuis des décennies, 1 119 personnes ont voté pour lui et ses représentants. Il faut respecter ce vote. »

Décision le 2 février.