Bientôt les prud'hommes

Publié le 16/09/2010
Les choses avancent doucement pour les anciens Johnson Controls.
Bientôt les prud'hommes
Bientôt les prud'hommes
Les choses avancent doucement pour les anciens Johnson Controls.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 16 Septembre 2010 / SRG /

 

 Le 25 août, une délégation a été reçue au ministère du Travail, pour y rencontrer Bruno Chapuis, conseiller auprès du ministre. en compagnie de Céleste Lett, qui continue d'accompagner les syndicats et de les aider à obtenir des rendez-vous à Paris. La délégation a expliqué au conseiller que le licenciement était sans fondement économique, fait en phase avec la décision de l'inspecteur du travail, qui n'intervenait, rappelons-le, que sur le cas des salariés protégés. Et les nouvelles confortent la détermination des syndicalistes. « Au premier trimestre, l'entreprise a fait 15 % de bénéfice, explique Didier Getrey (CFDT), dans la branche Power solution », c'est-à-dire celle qui fait des batteries. « Les ventes de batterie ont augmenté de 19 % dans la même période et les usines tournent à plein régime. » De quoi alimenter la grogne ou l'amertume des anciens Johnson.

Le 26 août, la CFDT était reçue à la direction régionale du travail pour défendre le recours hiérarchique contre ces licenciements. « On devrait avoir une réponse avant le 15 octobre. » Quant aux dossiers pour les prud'hommes, contestant le licenciement économique, « il est en cours d'instruction ». Ils sont une centaine à avoir répondu à l'appel de la CFDT et d'autres peuvent toujours se joindre à eux. Il ne faut pas toutefois attendre au-delà d'un an après le licenciement officiel. « Me Paté va introduire prochainement les dossiers devant le conseil de Forbach. »

Didier Getrey confie : « Les gens ont la haine, ils ont l'impression d'avoir été floués. Cela ne les aide pas à faire le deuil. Il y a une injustice à réparer. » Pour le secrétaire général métallurgie Moselle, une décision en justice pourrait peut-être les y aider.

La cellule de reclassement du cabinet Virgule poursuit son oeuvre. Elle est ouverte depuis sept mois et il reste donc trois mois de travail. Pour l'heure, près de 70 salariés ont été reclassés. « Dans le contexte actuel, c'est un bon chiffre », note Didier Getrey.