Borny : les facteurs font grise mine

Publié le 02/09/2010
Les boites aux lettres de Borny sont restées vides hier. Elles le seront encore aujourd'hui en raison d'une grève du personnel de La Poste.
Borny : les facteurs font grise mine
Borny : les facteurs font grise mine
Les boites aux lettres de Borny sont restées vides hier. Elles le seront encore aujourd'hui en raison d'une grève du personnel de La Poste.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 02 Septembre 2010 / MTZ
 

 

Un mouvement d'humeur a débuté, hier, au centre postalde Metz-Borny. Photo Maury GOLINI

Un mouvement de grève illimité a débuté hier au centre postal de Metz-Borny. Une grande majorité du personnel a décidé de débrayer pour se plaindre d'un plan de réorganisation annoncé par la direction régionale.

Du coup, seulement dix tournées de courrier ont été assurées durant la journée pour ce centre dont dépendent le quartier de Borny, mais également ceux de Queuleu et de La Grange-aux-Bois. Les habitants de Noisseville et Saint-Julien-lès-Metz ont également vu peu de facteurs dans les rues. « 36 tournées ont été annulées mais les entreprises ont été livrées », a prévenu hier soir la direction.

Derrière les locaux du boulevard de Guyenne, une cinquantaine de personnes de mauvaise humeur ont hissé haut, toute la journée, leurs couleurs syndicales.

« Cette fois, c'est le personnel qui nous a demandé de lancer le préavis de grève, assure Claude Warin (CFDT). Ça prouve leur désarroi ». Leur direction prévoit de modifier certaines tournées dans le secteur « afin de s'adapter, selon elle, à une baisse importante du volume de courrier à traiter. Ces trois dernières années, on a subi 25 % de baisse dans ce secteur ».

Amnéville aussi ?

Quatre facteurs vont voir évoluer leur tournée quotidienne, quatre autres doivent être transférés à Metz-Nord.

Pour les grévistes, ce plan est surtout synonyme « de charge de travail supplémentaire pour certains salariés, prévient Jean-Luc Chabbert, responsable FO. Les amplitudes horaires s'allongent sans a rrêt ». « D'autant qu'on subit une réorganisation tous les dix-huit mois, abonde une salariée. C'est dur à supporter ».

Des rendez-vous entre la direction et une délégation syndicale ont eu lieu. Si le mouvement se poursuit aujourd'hui, les protagonistes ont annoncé que les discussions se déroulaient dans un « climat constructif ».

Mais les grévistes restent fermes : « On continuera tant que le plan ne sera pas retiré ».

Le message lancé à la direction est clair.

Et ce matin, c'est le personnel du centre d'Amnéville qui doit arrêter le travail...

K. G.