Ce qui continue ? L'arrêt provisoire un peu de dialogue et le combat

Publié le 13/03/2012
Hier matin, au sortir du conseil d'entreprise extraordinaire, les syndicats ont rejoint leur quartier général, bredouilles. La direction confirme la suspension temporaire d'une partie des installations de Florange.
Ce qui continue ? L'arrêt provisoire un peu de dialogue et le combat
Ce qui continue ? L'arrêt provisoire un peu de dialogue et le combat
Hier matin, au sortir du conseil d'entreprise extraordinaire, les syndicats ont rejoint leur quartier général, bredouilles. La direction confirme la suspension temporaire d'une partie des installations de Florange.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 13 Mars 2012 / THI /

 

 

Des vigiles pour comité d'accueil, hier, juste avant le CE extraordinaire. Une trentaine de gardes sont disséminés sur le site, au cas où... Photo Pierre HECKLER

Quid du maintien de l'activité à ArcelorMittal Florange ? Consultés hier matin sur les mesures de chômage partiel à venir, les représentants syndicaux sont ressortis de l'entrevue, désabusés. « L a direction est incapable de garantir que, dans un an, tout ou une partie de l'usine existera encore, peste Frédéric Weber, secrétaire adjoint CFDT. Quant au plan pluriannuel d'investissements, les responsables en font un principe : ce n'est pas les usages du groupe ! Aujourd'hui, les seuls investissements que la direction propose sont ceux qu'avait annoncés le président de la République. D 'une part, les 8 millions pour une soudeuse laser, qui n'entre pas dans notre conflit. D'autre part les travaux sur le gazomètre et les 2 millions pour la maintenance. » L'élu s'insurge également lorsque sa hiérarchie prétend « n'avoir pas de mandat pour parler d'autre chose [...] A nous de nous adapter ! »

Dans son local de la rue des Tilleuls, la CGT fait le point de la matinée. « L'ensemble des syndicats est unanime pour s'opposer au prolongement de l'arrêt de la filière liquide et du packaging au 2e semestre, assure Jean Mangin. Ce qui est certain, c'est que l'Etat ne doit pas se substituer aux décisions de Mittal qui doit payer intégralement et à tous le chômage à 100 %, comme pour les cadres ». Le salarié fait référence ici à la signature d'une nouvelle convention de l'APLD, Activité partielle de longue durée. Comme la CGT, FO et la CFDT se sont abstenus lors du vote. Et ont quitté le CE, laissant sur place la CFE-CGC, de plus en plus indépendante dans le mouvement. Le divorce avec l'intersyndicale est consommé, ce qui n'empêche pas de se partager la garde de quelques revendications. Parmi elles, la question des sous-traitants, dont Cotumer (rouleau de coulée continue) et Efuba (réfractaire), stratégiquement indissociables pour la maintenance sur le P6. « Nous allons tenir une assemblée générale sous peu, confirme François Pagano (CFE-CGC). Pour recueillir les réactions des employés et décider de nos actions. Et non, nous ne jouons pas le jeu de la direction en laissant entrer et sortir de l'usine librement le personnel. Avec des blocages, l'intégralité du site pourrait être en danger. »

Emmanuel CORREIA.