Cefasim: la colère monte d'un cran

Publié le 14/10/2010
Une vingtaine de salariés du Cefasim de Yutz ont débrayé, hier matin, pour revendiquer de meilleures conditions de travail.
Cefasim: la colère monte d'un cran
Cefasim: la colère monte d'un cran
Une vingtaine de salariés du Cefasim de Yutz ont débrayé, hier matin, pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 14 Octobre 2010 / Région
 

 

Une vingtaine de salariés du Cefasim ont manifesté à Yutz, avant de se rendre au siège à Metz, rejoints par leurs homologues d'Henriville. Photo RL.

Hier matin, une vingtaine de salariés du Cefasim ont débrayé. « Nous sommes en conflit avec notre direction depuis près d'une semaine », signale Sophie Codina, déléguée syndicale. L'origine des désaccords repose sur des conditions de travail que les grévistes jugent inadmissibles. « Nous avons un très bon outil de formation, admet la déléguée syndicale, mais notre direction ne nous donne pas les moyens humains de les mettre en oeuvre ».

Manque de formateurs pour assurer un suivi sérieux, désorganisation du travail, absence de dialogue social, surcharge de classes... « On passe pour des parasites alors qu'on essaye d'améliorer une situation qui se dégrade » ajoute une manifestante. Après avoir hissé les banderoles CFDT devant le Cefasim de Yutz, les manifestants se sont rendus au siège messin, rejoints par leurs homologues d'Henriville. « Nous n'avons pas été reçus par le directeur général » a déploré Eric Lefebvre, délégué syndical. De retour à Yutz, ils ont décidé de durcir le mouvement en interdisant l'accès du centre aux apprentis. Le président Maurice Grunwald a regretté « cette prise d'otage de la jeunesse » promettant que « leurs doléances seraient étudiées lors du prochain conseil d'administration qui se tiendra dans quelques jours ».

A. R.-P.