Centre éducatif fermé : la tension monte

Publié le 16/02/2012
« Non aux licenciements. Oui aux réintégrations. » Hier, des éducateurs du Centre éducatif fermé de Forbach, ainsi que des militants des syndicats GCT et Sud, ont manifesté à Forbach.
Centre éducatif fermé : la tension monte
Centre éducatif fermé : la tension monte
« Non aux licenciements. Oui aux réintégrations. » Hier, des éducateurs du Centre éducatif fermé de Forbach, ainsi que des militants des syndicats GCT et Sud, ont manifesté à Forbach.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 16 Février 2012 / Région /

 

 

Les manifestants ont déployé des banderoles devantle Centre éducatif fermé de Forbach. Photo RL

 

 Devant l'établissement, ils étaient une vingtaine de personnes à tenir un piquet de grève. En début d'après-midi, une délégation a été reçue par le sous-préfet, Michel Heuzé, puis le maire, Laurent Kalinowski.

Depuis le début de l'année, une dizaine d'éducateurs, ceux en charge de l'internat, pointent du doigt « des conditions de travail qui se dégradent, des dysfonctionnements, un manque d'accès à la formation ». Ils dénoncent aussi « un climat de répression syndical » ainsi que des « licenciements abusifs ». Pour ces éducateurs, la direction fait la sourde oreille à leurs griefs et ne tient pas compte de leurs revendications. D'où des actions qui se durcissent. Une dizaine d'entre-eux se sont déjà mis en arrêt-maladie.

Le Centre éducatif fermé de Forbach, géré par la Fondation Vincent-de-Paul, compte une trentaine de salariés, La majorité du personnel s'est désolidarisée des actions. Dans un point-presse, un délégué du personnel CFDT avouait ne pas comprendre les motivations de ses collègues.

Même étonnement du côté de la direction. « Le mal-être dénoncé n'a pas été évoqué au cours des réunions hebdomadaires », assure Vincent Di Bartolo. Le directeur trouve curieux que « ce soit des éducateurs embauchés depuis quelques mois seulement qui remettent en cause le fonctionnement. » Pour lui, les conditions de travail sont mêmes « meilleures » que dans beaucoup de CEF. « Quant à la formation, elle est ouverte à tous. Mais on ne peut pas entrer dans un cycle quand on est là que depuis deux mois! », précise le directeur qui réfute toute chasse aux sorcières. « Les trois licenciements effectifs ne sont pas liés aux événements mais au non-respect des obligations professionnelles. »

B. B.