Chômage partiel à Gandrange

Publié le 22/01/2009
La direction d'ArcelorMittal a programmé deux semaines de chômage partiel à l'aciérie et au train à billettes du site de Gandrange.
Chômage partiel à Gandrange
Chômage partiel à Gandrange
La direction d'ArcelorMittal a programmé deux semaines de chômage partiel à l'aciérie et au train à billettes du site de Gandrange.

En raison de la baisse d’activité, le site d’ArcelorMittal à Gandrange n’échappera pas au chômage partiel. Une comité d’entreprise extraodinaire l’a confirmé vendredi dernier. Le carnet de commandes tombé à 45 % du budget prévisionnel au 1er trimestre 2009, en dépit de la prise anticipée de congés et de RTT, oblige ArcelorMittal a recourir au chômage partiel.

De source syndicale, la direction a programmé deux semaines de chômage partiel à l’aciérie du 16 au 22 février et du 9 au 15 mars prochains, et pour le TAB (train à billettes) du 16 au 22 février et du 16 au 22 mars. Des arrêts complémentaires sont prévus pour chaque outil et devront être gérés par la prise de CP, de RTT et des ponctions dans le compte épargne-temps des salariés. En plus des deux semaines de chômage partiel, un minimum de 10 jours devra être pris au 1er trimestre. L’indemnisation du chômage partiel est d’environ 80 % du salaire net pour les salariés. Les syndicats devront donner leur avis sur ce projet lors du CE extraordinaire prévu le 23 janvier. Aux questions des partenaires sociaux, la direction a répondu, selon la CFDT, «avec son pragmatisme habituel que des grands groupes comme Thyssen en Allemagne prenaient des mesures de licenciements secs, alors qu’ArcelorMittal minimise l’impact sur le personnel » La CFDT reconnaît «que des efforts particuliers sur la formation et les travaux annexes ont été faits fin 2008 et début 2009 pour occuper un maximum les salariés », mais elle demande à la direction «une meilleure indemnisation du chômage afin que les salariés de Gandrange ne soient pas encore plus pénalisés. » La CFE/CGC trouve quant à elle «regrettable d’en être arrivé à une mise en œuvre de chômage partiel car les salariés de Gandrange ne sont pas responsables de la crise

B. K.

Publié le 20/01/2009 (France)