Christophe Schanne : « Prêt à discuter, mais avec des gens raisonnables »

Publié le 02/01/2010
« Seuls 14,98 % des salariés ayant moins d'un an d'ancienneté dans l'établissement n'ont pas encore bénéficié des négociations annuelles obligatoires », rétorque Christophe Schanne aux grévistes.
Christophe Schanne : « Prêt à discuter, mais avec des gens raisonnables »
Christophe Schanne : « Prêt à discuter, mais avec des gens raisonnables »
« Seuls 14,98 % des salariés ayant moins d'un an d'ancienneté dans l'établissement n'ont pas encore bénéficié des négociations annuelles obligatoires », rétorque Christophe Schanne aux grévistes.

Le Républicain Lorrain, Samedi le 02 Janvier 2010. / Metz / Actualité

« La soirée de la Saint-Sylvestre normalement prévue aura lieu et le casino ouvrira normalement ses portes », annonce d'emblée Christophe Schanne, président du casino municipal d'Amnéville, en réponse à la grogne de certains salariés. Jeudi, à quelques heures du réveillon, une vingtaine de d'entre eux ont répondu à l'appel à la grève lancé par la CGT et FO. « Ils ne sont que treize employés à être devant la porte, le reste ce sont des accompagnants, estime Christophe Schanne. Le mouvement est très minime, d'autant que la CGT est un syndicat minoritaire et que FO a été créé après les élections du CE et n'a, du coup, pas de représentativité légale. »

La direction rappelle qu'une rencontre a eu lieu avant le dépôt du préavis de grève mais « les prétentions étant trop élevés », elle n'a abouti à rien. « J'ai la pudeur de ne pas dévoiler les avantages des salariés du casino alors que la région connaît un taux de chômage explosif, poursuit Christophe Schanne. Je suis prêt à discuter mais avec des gens responsables et pas des personnes qui choisissent volontairement le 31 décembre pour exprimer leurs revendications alors qu'aucune discussion n'a pu avoir lieu par le passé. Avec les représentants syndicaux CFDT et CGC-CFE, nous discutons régulièrement pour faire avancer le social dans l'entreprise. »
S'il se dit ouvert au dialogue, le président rappelle aussi que « des accords d'entreprise sont signés pour revaloriser les salaires pendant quatre ans ». « Tous les salaires des jeux sont au-dessus de ceux fixés par la grille nationale, ajoute-t-il. Effectivement, 21,36 % des salaires sont à la grille dont 14, 98 % ont moins d'un an d'ancienneté dans l'établissement et n'ont pas encore bénéficié des négociations annuelles obligatoires. C'est dommage de casser notre outil de travail alors qu'actuellement six casinos sur dix perdent de l'argent en terme de produit brut des jeux [les sommes perdues par les joueurs, ndlr]. »