Claudie Trzeciak milite toujours aujourd'hui « pour que les gens se rencontrent »

Publié le 16/12/2011
Tout un symbole, c'est sur un piquet de grève que l'on a rencontré Claudie Trzeciak. Il y a deux semaines, devant un portier d'ArcelorMittal, celui qui, il y a tout juste vingt ans, lançait la CGT dans la bataille contre la fermeture de Lorfonte, est heureux et fier d'y croiser de jeunes militants, toujours intimement convaincu que « la pire des choses c'est de ne rien faire ! »
Claudie Trzeciak milite toujours aujourd'hui « pour que les gens se rencontrent »
Claudie Trzeciak milite toujours aujourd'hui « pour que les gens se rencontrent »
Tout un symbole, c'est sur un piquet de grève que l'on a rencontré Claudie Trzeciak. Il y a deux semaines, devant un portier d'ArcelorMittal, celui qui, il y a tout juste vingt ans, lançait la CGT dans la bataille contre la fermeture de Lorfonte, est heureux et fier d'y croiser de jeunes militants, toujours intimement convaincu que « la pire des choses c'est de ne rien faire ! »

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 16 Décembre 2011 / THI /

 
  Photo Philippe Neu

 

Le syndicaliste, aujourd'hui retraité, qui a vécu « au rythme des fermetures d'usines », se souvient -- forcément -- du 25 juin 1991. « C'était brutal ». Francis Mer, « un dur, déjà dans la trempe des Mittal » annonce la fin des hauts-fourneaux d'Uckange et la fermeture de la dernière mine de fer de Lorraine (Mairy-Mainville). « Le soir même on occupait l'usine. »

Avec la CFDT, largement majoritaire, « on est parti dans l'unité même si ça ne nous empêchait pas d'avoir nos différences. Ce qu'on a compris à l'époque c'est que la bataille allait se gagner avec les images, les opinions et le discours du coeur. »

Et le militant de se souvenir de la grande manifestation du 6 juillet, des rendez-vous hebdomadaires du mardi où on échangeait les infos, de moments forts dans l'usine « où on croit que la révolution est là et puis le lendemain où il faut tout recommencer. » Jusqu'à la fermeture. Sans regrets.

« Le combat a été utile. Plus qu'utile. Il y a une fierté encore aujourd'hui. C'était le combat de l'emploi. C'était un combat juste. »