Conseil général : Leroy désamorce la grogne

Publié le 12/12/2009
Une entrevue entre les représentants syndicaux des agents du Département et Philippe Leroy a permis, hier, aux premiers d'obtenir des engagements sur les effectifs et les primes.
Conseil général : Leroy désamorce la grogne
Conseil général : Leroy désamorce la grogne
Une entrevue entre les représentants syndicaux des agents du Département et Philippe Leroy a permis, hier, aux premiers d'obtenir des engagements sur les effectifs et les primes.

Le Républicain Lorrain, Samedi le 12 Décembre 2009. / Lorraine / LActualité 

Le malaise des agents est à la hauteur de l'absence de dialogue social au conseil général ». Le moral dans les chaussettes, les représentants syndicaux des six organisations du conseil général (Cgt, Fo, Cfdt, Fsu, Sud, Cgc) de Moselle ont obtenu, hier, audience auprès du patron du Département. Depuis plusieurs semaines, une partie des 3 200 agents mosellans dénonce l'aggravation des conditions de travail.Une situation devenue explosive consécutivement au rattachement à l'administration départementale des personnels techniques des collèges. Soient quelque 900 Atee (Adjoints techniques des établissements d'enseignement). Auxquels s'ajoutent les 350 agents de l'Equipement (ex DDE). Les représentants syndicaux imputent l'accroissement de leurs tâches aux nombreuses instructions des dossiers résultant de la montée de la précarisation ainsi qu'aux nouveautés en matière de protection de l'enfance et des majeurs.
Curieusement, l'entrée en vigueur du dispositif RSA ne constitue pas, pour l'heure, une réelle charge de travail supplémentaire. « On n'est pas encore confronté à la montée en charge que l'on redoutait », confirme l'un d'eux.Enfin, les syndicats dénoncent les disparités de traitement entre les agents appartenant à la même collectivité ou entre ceux relevant du Département et de la Région. Hier, les représentants de l'Equipement ont obtenu l'accord de Philippe Leroy de leur verser, l'an prochain, les indemnités départementales réformées (80 € environ/mois). Pour leur part, les Atee ont réclamé la parité de traitement avec leurs homologues des lycées et dépendant, eux, de la Région. « Ils gagnent 3 500 € de plus par an que nous », souligne l'un d'eux. Par ailleurs, le président du conseil général se serait engagé à renforcer, d'ici mars, les effectifs dans les services déficitaires du secteur médico-social. « Maintenant on va attendre, sans pour autant désarmer », concluait avec prudence l'une des syndicalistes, à l'issue de l'entretien.