Débrayage chez Mediapost

Publié le 16/02/2010 (mis à jour le 17/02/2010)
A l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT, des distributeurs de Mediapost, à Jouy-aux-Arches, ont débrayé, hier matin, pour obtenir une augmentation des salaires et un treizième mois.
Débrayage chez Mediapost
Débrayage chez Mediapost
A l'appel de l'intersyndicale CGT-CFDT, des distributeurs de Mediapost, à Jouy-aux-Arches, ont débrayé, hier matin, pour obtenir une augmentation des salaires et un treizième mois.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 16 Février 2010. / Metz / Actualité

 
« Ce que nous propose la direction, suite aux négociations annuelles obligatoires, c'est de la poudre aux yeux ! C'est juste pour essayer de calmer le jeu… », fulmine Joël Reimers, délégué régional CFDT de Mediapost. Le site de Jouy-aux-Arches, qui est l'une des 180 plateformes françaises de cette filiale privée du groupe La Poste, chargée de la distribution d'imprimés publicitaires dans les boîtes aux lettres, emploie 90 salariés.
Mécontente de l'avancée des négociations salariales annuelles, débutées le 22 décembre, la toute jeune intersyndicale, créée au niveau national, a lancé un appel à un débrayage pour la matinée d'hier, sur tous les sites. Sur le site de Jouy-aux-Arches, une petite trentaine de salariés a répondu à l'appel pour réclamer, notamment, une augmentation des salaires. « Toutes les propositions faites par l'intersyndicale, à Paris, ont été refusées par la direction, explique Philippe Dufour (délégué CGT). Les propositions, communes à tous les syndicats, portaient sur une augmentation des salaires de 3.5 % pour les employés et les agents de maîtrise, et 2 % pour les cadres. On réclamait, aussi, un treizième mois pour tous. »
Et de poursuivre : « Mais ce que l'on souhaiterait, surtout, c'est que la direction accepte de revoir les cadences infernales imposées aux distributeurs sur les feuilles de route. Deux heures sont payées alors qu'ils mettent, généralement, quatre heures pour les faire. Il faudrait qu'il n'y ait plus qu'un seul secteur de distribution par feuille de route pour éviter les problèmes de remboursement des frais kilométriques que l'on a actuellement. » A côté, Joël Reimers acquiesce. « Si la direction accepte de revenir sur sa position, pour le bien-être des salariés, on en restera là. Par contre, si elle ne veut rien entendre, on optera pour un conflit plus dur avec une grève. » Hier après-midi, l'activité avait repris normalement sur le site.