Départs volontaires chez Arcelor-Mittal : trois syndicats d'accord

Publié le 22/01/2009
Trois syndicats d'Arcelor-Mittal (FO, CFTC, CFE-CGC) ont l'intention de signer l'accord-cadre pour le départ volontaire de 1 400 salariés en France.
Départs volontaires chez Arcelor-Mittal : trois syndicats d'accord
Départs volontaires chez Arcelor-Mittal : trois syndicats d'accord
Trois syndicats d'Arcelor-Mittal (FO, CFTC, CFE-CGC) ont l'intention de signer l'accord-cadre pour le départ volontaire de 1 400 salariés en France.

Les trois fédérations de la métallurgie FO, CFTC et CFE/CGC et leurs syndicats d’ArcelorMittal viennent de donner un avis favorable au projet d’accord sur les départs volontaires programmés par la direction du groupe sidérurgique. 1 400 départs volontaires sont envisagés dans les fonctions supports de ses usines françaises afin de permettre à la société de s’adapter à la conjoncture actuelle, très défavorable (Lire RL du 28 novembre 2008).

«Cet accord évite les plans sociaux et des désignations avec des licenciements secs, en permettant des départs sur la base du seul volontariat pour tous les salariés », dit un communiqué des trois organisations syndicales. «L’accord permet des aides financières totalement défiscalisées pour tous les salariés partant à la retraite. Des aides au départ pour un projet professionnel ou personnel sont également possibles », souligne le communiqué. Et surtout, ces aides viennent d’être «étendues aux salariés liés à la production nés en 1950, 1951 et 1952 avec un départ pouvant être différé jusqu’au 30 juin 2010 », confirment les syndicats.

Jusqu'au 30 juin

En clair, cet accord initialement destiné aux fonctions supports (gestion, administration, fonctions commerciales) est élargi au personnel de production proche de la retraite. «La direction est prête à racheter jusqu’à six trimestres », assure Patrick Vergerio, le délégué CFTC qui, néanmoins, s’inquiète «car il ne faudrait pas qu’il ne reste à Florange que l’outil et plus du tout de personnel.» Selon la CFTC, ce plan de départs volontaires pourrait intéresser quelque 300 agents du site des aciers plats lorrains de Florange. Les salariés ont jusqu’au 30 juin prochain pour être candidats au départ.
En attendant, la CGT d’ArcelorMittal a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne signera pas l’accord. Selon son délégué Jacques Laplanche, «les suppressions d’emplois sont totalement injustifiées car la crise est conjoncturelle. Ces coupes, dans les services généraux pour l’essentiel, remettent en cause la bonne marche structurelle de l’entreprise. » De son côté, la CFDT n’envisage pas pour l’instant de signer cet accord. «On veut connaître la stratégie du groupe en matière d’emploi. Et comme maintenant la direction a étendu les départs volontaires à des gens de la production se posera inévitablement le problème du maintien des compétences en place sur les sites. Si tous ces gens partent, on peut s’inquiéter », estime Jacques Minet. L’accord doit passer à la signature vers le 26 janvier prochain.

B. K.

Publié le 15/01/2009 (France)