Des négociations intéressantes

Publié le 09/05/2012
Les délégués syndicaux CFDT de Smartville se sont réunis pour faire le point sur les différents dossiers en cours et parler d'une seule voix lors des négociations à venir.
Des négociations intéressantes
Des négociations intéressantes
Les délégués syndicaux CFDT de Smartville se sont réunis pour faire le point sur les différents dossiers en cours et parler d'une seule voix lors des négociations à venir.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 09 Mai 2012 / SRG /

 

 

La production en série de la Smart ED démarrera en juin. Photo RL

 

Sur le site de Smart, deux débrayages avaient été organisés dans le cadre des débats sur l'intéressement. Des débrayages particulièrement suivis par les salariés, pour la plus grande satisfaction des organisations syndicales. Ils avaient 14 % de prime d'intéressement, et réclamaient 15,5 %. Proposition refusée par la direction. On était alors parti sur une participation aux bénéfices, qui à la différence de l'intéressement n'est pas négociée sur trois ans. Chacun a fait un pas et au final, le taux passe à 14,5 % et la prime est maintenue à hauteur de 220 EUR minimum. « C'est la première fois depuis quinze ans qu'on obtient une participation aux bénéfices », se félicite un des délégués. « Nous avons également obtenu que les nouveaux embauchés soient inclus dans le dispositif, même s'ils n'ont pas travaillé toute l'année 2011. » Pour autant, le syndicaliste n'est pas pleinement satisfait. « Tous les indicateurs sont au vert chez Smart. Nous voulons logiquement des retours. On attend beaucoup des NAO », négociations annuelles obligatoires, qui ont été avancées du mois de septembre au mois de juin.

En ce même mois de juin débutera la production en série de la Smart ED. Actuellement, 514 véhicules (essences et électriques) sortent des lignes de Smartville. « Mais on va connaître une montée en cadence. » Et une possibilité intéressante pour booster les ventes de la petite citadine. « On va passer à la peinture liquide au lieu de la poudre, ce qui permettra d'offrir une plus grande palette de couleur, et une personnalisation des véhicules. »

Paintshop peut se rhabiller

Chez Paintshop aussi, on a quelques motifs de satisfaction. Un vieux litige au sujet duquel le conseil des Prud'hommes vient de trancher en faveur du syndicat. Le délégué syndical demandait « le respect du Code du travail » concernant le droit d'habillage. L'objectif étant d'obtenir une compensation de temps ou financière pour ceux qui sont obligés de s'habiller et se déshabiller sur leur lieu de travail, notamment à l'atelier peinture.

Dans leur jugement, les Prud'hommes ont fixé à 10 mn par jour la durée consacrée à l'habillage et défini leur équivalent en prime. Ils ont condamné Smart France à verser au demandeur 1 875 EUR au titre des contreparties financières pour l'habillage et déshabillage sur différentes périodes (entre 2006 et 2011). « Nous sommes satisfaits du jugement, mais tout de même un peu déçus que le tribunal n'ait pas considéré l'habillage comme du temps de travail effectif, alors que cela est reconnu pour certains salariés. »

Cinq autres dossiers sur le même thème devraient être étudiés en juin. En tout, 80 personnes sont concernées.