Des sites en sommeil qui rapportent gros...

Publié le 04/05/2012
Dans la série des chiffres qui font mal, le journal Le Monde a révélé que le groupe ArcelorMittal avait vendu entre 2010 et 2011 pour 233 millions de dollars de « droits à polluer » non utilisés, selon un rapport du cabinet londonien indépendant Carbon Market Data qui place le groupe mondial de l'acier en tête des plus gros revendeurs de droits à polluer.
Des sites en sommeil qui rapportent gros...
Des sites en sommeil qui rapportent gros...
Dans la série des chiffres qui font mal, le journal Le Monde a révélé que le groupe ArcelorMittal avait vendu entre 2010 et 2011 pour 233 millions de dollars de « droits à polluer » non utilisés, selon un rapport du cabinet londonien indépendant Carbon Market Data qui place le groupe mondial de l'acier en tête des plus gros revendeurs de droits à polluer.

© L'Est Républicain, Vendredi le 04 Mai 2012 / Ouverture Région Lorraine

 

 

Les industries comme ArcelorMittal, grandes consommatrices d'énergie, se voient attribuer par la commission européenne des « droits à polluer en quotas d'émissions de Co2 » en fonction de leur activité. Droits dont la valeur fluctue avec le marché du carbone. Quand les sites qui possèdent ces droits sont en sommeil, les usines revendent ces droits à ceux qui ont dépassé leurs quotas d'émission de Co2.

« Le cours du carbone étant actuellement bas, on peut estimer à minima qu'avec l'arrêt des hauts-fourneaux de Florange, Mittal a gagné 11 millions de dollars en moins d'un an en revendant ses droits de pollution. Mais sur une année complète avec un cours à la hausse du carbone, le site de Florange peut rapporter jusqu'à 50 millions de dollars, même fermé ! », explique la CFDT d'ArcelorMittal Florange.

Et le syndicat d'interpeller les pouvoirs publics pour qu'ils mettent un terme au « pillage » orchestré par Mittal. « L'État français ne peut plus accepter de payer avec l'argent public le chômage partiel, ne pas broncher sur les quotas de CO2 non utilisés et vendus en bourse sans oublier les multiples exonérations d'impôts accordées à Mittal ». St. S.