Dures conditions de travail

Publié le 11/11/2009
Le magasin Leader Price est resté ouvert hier, le temps de la manifestation de soutien de la CGT, rejointe par la CFDT. Seuls quelques salariés, qui n'étaient pas en service, se sont joints aux syndicalistes.
Dures conditions de travail
Dures conditions de travail
Le magasin Leader Price est resté ouvert hier, le temps de la manifestation de soutien de la CGT, rejointe par la CFDT. Seuls quelques salariés, qui n'étaient pas en service, se sont joints aux syndicalistes.

Des salariées de Leader Price Mondelange se sont joints aux collègues de Forbach et Sarreguemines. Ces deux magasins doivent fermer, mais la date n'est pas encore connue.
Des salariées de Leader Price Mondelange se sont joints aux collègues de Forbach et Sarreguemines. Ces deux magasins doivent fermer, mais la date n'est pas encore connue.

Parmi eux, des femmes qui ont déjà vécu la fermeture du Monoprix, voilà six ans déjà. «Cela ne s’est pas très bien passé pour un personnel d’un certain âge. Le travail chez Leader Price est difficile», confie Marie-Claire. «On fait de la manutention, il faut décharger les marchandises du camion, ce qui n'est pas évident, surtout que certaines employées ont 55, même 57 ans. Il faut enlever des cartons, rentrer des palettes. On ne croit pas être en 2009 quant aux conditions de travail. On fait du remplissage de rayons, on fait le ménage (dans le magasin mais aussi sur le parking) et on travaille comme caissière. Toute cela peut être réparti entre quatre à cinq salariés au cours d’une journée, certaines personnes ayant un emploi en temps partiel. On occupe plusieurs emplois mais pour un seul salaire.» Marie-Claire, déléguée du personnel, n’est pas tendre envers la direction. «Nous sommes trois personnes à avoir été aux Prud’hommes pour des avertissements non justifiés. On a eu gain de cause. Malgré cela la direction a décidé de faire appel auprès du tribunal d’instance de Metz
Devant le Leader Price, les discussions allaient bon train. Le manager de zone Moselle-Est explique «assister le personnel et les gens qui sont là, en tant que responsable commercial.» Il n’a donné aucune autre information sur la situation actuelle si ce n’est de s’adresser au service communication du Leader Price. Contacté dans l’après-midi, celui-ci a assuré que «les dates concernant les fermetures ne sont pas encore déterminées. On est dans la période d’information, de consultation des salariés
Le personnel reste dans l’expectative. L’angoisse et parfois la colère se lisent sur les visages. Joseph, 26 ans, est venu de Sarreguemines pour participer à cette manifestation, par solidarité. «C'est normal, il faut défendre ses droits.» Il a fait fi de l’interdiction de parler à la presse, sous prétexte que Leader Price avait une agence presse pour donner des informations. «On m’a bien fait comprendre que si je causais, je risquais une mise à pied.» Ce jeune homme explqiue la répartition du travail possible pour une journée, variant entre déchargement, tri, vérification, enregistrement, étiquettage de marchandise, remplissage des rayons, dépotage de palette et ménage. «Tout cela pour un maigre salaire. Heureusement que je vis encore chez mes parents pour m’en sortir, sinon je ne sais pas comment je ferais.» Malgré ces conditions, il tient à garder son emploi, est inquiet pour son avenir. Comme ses collègues, il ne connait pas la date de fermeture des Leader Price.

Publié le 11/11/2009 (Forbach)