ECONOMIE ARCELORMITTAL FLORANGE - La comptabilité délocalisée en Inde et en Pologne

Publié le 20/09/2009
Le comité d'entreprise européen l'a révélé à Luxembourg. La plate-forme comptable des Grands bureaux ArcelorMittal à Florange sera délocalisée en Inde et en Pologne. Quatre-vingts emplois sont concernés.
ECONOMIE ARCELORMITTAL FLORANGE - La comptabilité délocalisée en Inde et en Pologne
ECONOMIE ARCELORMITTAL FLORANGE - La comptabilité délocalisée en Inde et en Pologne
Le comité d'entreprise européen l'a révélé à Luxembourg. La plate-forme comptable des Grands bureaux ArcelorMittal à Florange sera délocalisée en Inde et en Pologne. Quatre-vingts emplois sont concernés.


Sa plate-forme comptable qui centralisait les comptes ArcelorMittal France ne sera bientôt plus qu’un souvenir.

L’annonce en a surpris quelques-uns, mais syndicalement, beaucoup s’attendaient à ce qu’elle tombe d’un jour à l’autre. Chose faite en cette fin de semaine, lors d’un comité d’entreprise européen à Luxembourg, prolongé le lendemain par un comité d’entreprise extraordinaire à Florange. Fini la spécificité florangeoise. Sa plate-forme comptable (USPC) qui centralisait les comptes ArcelorMittal France ne sera bientôt plus qu’un souvenir. La fermeture a été annoncée pour fin juin 2010, avec dispersion de ses quatre-vingts salariés.

Des salariés très inquiets

Ne restera plus dans le nord-mosellan que la comptabilité clients, avec, sans doute, une trentaine de personnes reclassées sur le site ArcelorMittal de Yutz. D’autres postes devraient être proposés à Reims, ce qui n’est pas pour rassurer le service. La partie la plus répétitive du travail sera délocalisée en Inde, l’autre, qui demande plus de confidentialité, en Pologne. Les fiches de paye, elles, sont traitées dans la région parisienne. «Toute la comptabilité d’Arcelor Europe était déjà délocalisée, analyse amèrement Didier Coletti de la CFDT. La résignation n’empêchera pas un semblant d’action. «Légalement, nous nous positionnerons contre cette décision, même si, au final, on sait que la direction fera ce qu’elle veut. » La lutte se situera du côté de l’emploi : «On se battra pour qu’il n’y ait pas de plan social. Chaque salarié devra être reclassé avec la possibilité de s’exprimer en toute liberté sur les offres faites
La CGT s’inquiète aussi de cette nouvelle menace de suppressions d’emplois pour des gains de production à tout prix, «entre ceux qui sont partis en retraite, ou en départ volontaire, cette nouvelle politique de gestion est complètement incohérente. Aujourd’hui, l’usine est désorganisée. A Florange, la direction du site ne sert plus qu’à rendre des comptes à Luxembourg.» La CGT se rendra dans les services la semaine prochaine pour s’entretenir avec les salariés concernés. Didier Coletti et Edouard Martin, se sont entretenus avec les employés au lendemain de l’annonce. «Ils sont très inquiets, ne savent pas très bien ce qu’on va leur proposer et craignent d’accepter un poste en janvier qui n’existera peut-être plus, au moment de la mise en place du dispositif final.» Car le programme sera applicable à partir du 30 juin 2010, «et d’ici là, on leur demande d’être pro jusqu’au bout !»

Laurence SCHMITT.
Publié le 20/09/2009 (France et Monde)