ECONOMIE LES 27 et 28 novembre à Forbach - Ranimer la flamme du bassin houiller

Publié le 11/11/2009
En organisant fin novembre deux journées sur le thème Réalités d'hier, Cités d'aujourd'hui, l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM) veut relancer le Bassin houiller.
ECONOMIE LES 27 et 28 novembre à Forbach - Ranimer la flamme du bassin houiller
ECONOMIE LES 27 et 28 novembre à Forbach - Ranimer la flamme du bassin houiller
En organisant fin novembre deux journées sur le thème Réalités d'hier, Cités d'aujourd'hui, l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM) veut relancer le Bassin houiller.

Jean-Marie Spaeth est un ancien mineur CFDT qui a présidé pendant 8 ans le Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie).
Jean-Marie Spaeth est un ancien mineur CFDT qui a présidé pendant 8 ans le Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie)

Où va le Bassin houiller ? C’est un peu pour répondre à cette question que l’ANGDM, l’agence qui s’occupe de la prise en charge sociale des mineurs depuis la fin de l’activité, organise les 27 et 28 novembre à Forbach, avec le concours des fédérations de mineurs deux journées de rencontres et d’échanges sur des thèmes liés à l’histoire humaine et sociale des mines de charbon. En lançant la réflexion sur l’état du Bassin houiller engagé dans l’après-mine, l’ANGDM veut faire œuvre utile et pousser les acteurs du territoire de Moselle-Est à mieux appréhender l’avenir. «Pas question de faire le coup de la nostalgie. On évoquera le passé à travers des témoignages pour mieux se confronter à la réalité d’aujourd’hui et retrouver une dynamique », annonce son président Jean-Marie Spaeth, conscient de l’obligation de remobiliser ce Bassin houiller qui a tant donné avec la corporation minière, mais qui semble se chercher un nouveau destin. «Pour lutter contre le présent et créer l’avenir, le passé est souvent l’arme la plus efficace.» Jean-Marie Spaeth s’est approprié cet adage de l’écrivain Julien Green. Il compte, à travers ces rencontres de novembre, éclairer les jeunes générations sur le riche passé de leurs aînés. «En renforçant les passerelles entre les générations, on comprendra mieux les enjeux actuels », dit encore le président de l’ANGDM. «Nos anciens se sont identifiés à l’entreprise, aujourd’hui il n’y a plus d’identifiant » rappelle M. Spaeth.


Deux films de témoignages

«Réalités d’hier, Cités d’aujourd’hui» doit justement, grâce à l’enquête sociologique menée par l’université Paul-Verlaine de Metz, aux ateliers de travail, les témoignages recueillis par deux réalisateurs Francis Brabant avec L’ombre des gueules noires (Paroles de Femmes) et Régis Gaël avec Dialogues de fond (Paroles d’hommes), aux tables rondes avec des élus de la région, Jean-Pierre Masseret président du conseil régional, Philippe Leroy patron du Département de la Moselle, Roger Cayzelle président du CES (conseil économique et social), permettre de faire avancer la réflexion sur le Bassin houiller que l’on veut construire demain. L’ANGDM engage une enveloppe de 50 000 € dans l’opération. Elle a tenu à associer les syndicats (CGT-CFDT-FO-CFTC-CFE/CGC) lesquels ont puisé dans le reliquat du budget de la commission sociale du CE des anciennes houillères pour apporter le même montant au financement de cette manifestation. En faisant revivre, le temps d’un week-end d’échanges, la formidable aventure humaine des mineurs, l’ANGDM et les fédérations de mineurs veulent ranimer une flamme qui s’est peu à peu éteinte, faire passer un message positif sur le bassin afin de mieux ouvrir la voie à de nouveaux défis. «L’enjeu c’est tout de même de retenir nos jeunes ici, de leur donner envie de rester, de leur offrir du travail, leur donner des perspectives » répète Jean-Marie Spaeth.

Bernard KRATZ.
Publié le 10/11/2009 (Région)