Egerland : une bataille pour gagner 70 EUR de plus

Publié le 18/01/2011
Les salariés de l'entreprise Egerland France, installée sur l'ancienne cokerie de Marienau, sont en grève depuis hier matin. Les grévistes réclament une augmentation de salaire de 70 EUR net par mois. La direction refuse.
Egerland : une bataille pour gagner 70 EUR de plus
Egerland : une bataille pour gagner 70 EUR de plus
Les salariés de l'entreprise Egerland France, installée sur l'ancienne cokerie de Marienau, sont en grève depuis hier matin. Les grévistes réclament une augmentation de salaire de 70 EUR net par mois. La direction refuse.

Le Républicain Lorrain, Mardi le 18 Janvier 2011 / FOR /

 

 

Depuis hier, les grévistes bloquent l'entrée et la sortie des camions chez Egerland France. Les négociations n'ayant pas abouti, la grève est reconduite ce mardi. Photo Philippe RIEDINGER.

Piquet de grève hier matin devant l'entreprise Egerland France, filiale du groupe STVA. Des salariés de cette plateforme automobile de stockage, installée depuis 1997 sur le site de l'ancienne cokerie de Marienau, bloquent l'accès aux camions. Motif de ce mouvement social : un désaccord avec la direction sur des revendications salariales.

« Nous réclamons une augmentation de salaire de 70 euros net par mois pour tous. La direction refuse et nous propose 1,4 % de hausse. C'est indécent », protestent les délégués de l'intersyndicale CGT, CFTC et CFDT. Outre cette augmentation de salaire, les employés d'Egerland revendiquent la révision de la prime de présence et le paiement d'un 13e mois à l'ensemble du personnel.

Débrayages la semaine dernière

Le conflit couve depuis plusieurs semaines sur la plateforme. « Les négociations salariales ont débuté fin novembre. La semaine dernière, nous avons déjà débrayé pendant 55 minutes chaque jour pour protester », indiquent Jean-Claude Denig, délégué CFDT, Luigi Merlo (CGT) et Stéphane Gross (CFTC). Vendredi, une nouvelle réunion avec la direction n'a pas satisfait les exigences des salariés. Ceux-ci ont donc décidé de durcir le mouvement. Et d'arrêter le travail.

Le gérant reste sur ses positions

 

Les grévistes ne croient pas au discours de la direction leur affirmant que l'entreprise serait déficitaire de 400 000 euros. « C'est toujours le même langage. Depuis des années, on nous raconte la même chose pour ne pas nous augmenter », fustige un salarié. Se sentant « abusé » il demande des preuves du déficit : « En pleine crise de l'automobile, nous étions un des seuls parcs automobiles à travailler à fond, la direction avait même recruté trente intérimaires. »

Le blocage continue ce mardi

Hier, à deux reprises, l'intersyndicale a repris les négociations avec le gérant. En vain. « Il est resté sur sa position », déploraient dans la soirée les délégués, bien déterminés à poursuivre le blocage.

Plus aucun camion ne rentre ou ne sort de l'entreprise.

« Par contre, les clients voulant venir chercher leur marchandise peuvent passer. » En début d'après-midi, la sous-préfète Sylvie Houspic a reçu les représentants des grévistes et a recueilli leurs revendications. Contacté, le gérant d'Egerland, « très occupé par les négociations », n'a pas souhaité communiquer.

Hier soir, un groupe de grévistes s'apprêtait à passer la nuit dehors pour faire blocus. Ce mardi, le mouvement est reconduit.

Josette BRIOT.

« Sur 115 salariés que compte l'entreprise, 45 sont déjà en grève ce matin (NDLR : hier) », expliquent les délégués de l'intersyndicale, prêts à tenir tête au gérant Jean-Robert Maëtz. « Pas question de lâcher sur l'augmentation de salaire. C'est primordial », insiste le représentant CGT, jugeant la proposition de la direction totalement inacceptable : « 1,4 % de hausse, c'est moins que l'inflation qui est à 1,6 ! » l