Elus et syndicats au chevet du dossier "grand hôpital"

Publié le 03/07/2010
Le plateau technique unique, grand hôpital, est-il en danger de mort ? Syndicats de tous les établissements et maires de Forbach et Freyming-Merlebach le craignent. Et appellent à la mobilisation.
Elus et syndicats au chevet du dossier "grand hôpital"
Elus et syndicats au chevet du dossier "grand hôpital"
Le plateau technique unique, grand hôpital, est-il en danger de mort ? Syndicats de tous les établissements et maires de Forbach et Freyming-Merlebach le craignent. Et appellent à la mobilisation.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 02 Juillet 2010 / FOR
 

 

Les représentants syndicaux de tous les établissements vont demander, sous une même bannière, une entrevue avec l'ARS pour obtenir une copie du projet intermédiaire. Photo JFK.

Une fois de plus, le plateau technique unique, prévu sur le ban de Betting, est tachycarde. Une énième alerte pour ce dossier. Hier, à l'initiative de Laurent Kalinowski, maire de Forbach, et de Pierre Lang, maire de Freyming-Merlebach, Francis Claussner, adjoint au maire, a rencontré plusieurs représentants syndicaux. Etaient présents la CFTC, Sud et FO pour Marie-Madeleine, FO pour Lemire, FO pour Hospitalor, la CGC pour la Carmi ainsi que la CFDT département. « Aujourd'hui, il y a le feu au lac. Sur le projet de PTU, il faut que l'ARS se positionne clairement. Les maires de Forbach et de Freyming-Merlebach sont prêts à vous soutenir et à envisager une action commune », a expliqué Francis Claussner.
Projet secret

Premier sujet d'inquiétude, le projet de phase intermédiaire, concocté par le GCS (groupement de coopération sanitaire), et déposé le 11 juin dernier à l'ARS (agence régionale de santé). Dans ce document, est expliqué avec détails ce qui pourrait se passer en attendant que le PTU sorte de terre. Avec à la clé des économies drastiques à opérer dans tous les établissements, et plus particulièrement à Hospitalor et à la Carmi, aux abois financièrement. Mais apparemment sans licenciements secs. « Mais ce document, nous ne l'avons pas. Comment peut-on alors en discuter ? », se plaignent les syndicats.

Francis Claussner les exhorte là faire cause commune et à exiger une entrevue avec l'autorité sanitaire. « Aujourd'hui, l'ARS dit qu'elle ne peut pas présenter le projet car les syndicats ne seront pas d'accord. Dites leur qu'il n'est pas question de vous faire porter le chapeau d'un échec », les encourage l'élu. Et de proposer que maire et syndicats décrochent un rendez-vous commun. Mais même si les syndicats ont mis de l'eau dans leur vin, « car aujourd'hui il est urgent de sauver ce qui peut encore l'être », ils n'envisagent pas encore de s'afficher côte à côte avec les maires, « même si on apprécie votre soutien, un peu tardif tout de même ».

Sous une même bannière, les syndicats ont décidé de demander encore une fois un rendez-vous avec l'ARS. Avec conviction, mais aussi lassitude, : « depuis le temps qu'on nous balade... »

L'énigme Sainte-Barbe

Du côté des élus, on est aussi curieux d'en savoir plus sur ce projet intermédiaire. Mais ce qui inquiète plus Francis Claussner, c'est la toute récente annonce d'Hospitalor de fermer le site de Sainte-Barbe Forbach. « Le GCS réunissait des représentants de tous les établissements du bassin. Tout le monde a travaillé sur le projet intermédiaire. Et aujourd'hui, Hospitalor change d'avis. Cette fermeture n'était pas envisagée, et remet en cause le projet global. On ne peut pas procéder à un mariage quand les deux époux ne sont pas d'accord», explique l'élu qui imagine des raisons économiques à ce revirement.

Surtout, cette ultime cacophonie risque de finir de semer le trouble dans la tête de l'ARS. Et d'aucuns craignent que ce soit le prétexte à enterrer définitivement le projet de PTU, sur le principe de « plutôt mort tout seul que vivant avec mon voisin ».

Un nouvel épisode de fièvre aiguë qui, s'il était fatal, ferait le bonheur d'autres établissements hospitaliers du département.

Cécile CHAMBRU