En attendant Ulcos...

Publié le 05/02/2011
Il y a une usine à gaz à construire ! ». Pour une fois, l'expression n'a rien de péjoratif. Didier Zint (CFDT) comme l'ensemble des représentants syndicaux réunis, hier matin, autour du député Michel Liebgott, espère bien la concrétisation du projet Ulcos - projet de réduction des émissions de gaz des hauts-fourneaux -.
En attendant Ulcos...
En attendant Ulcos...
Il y a une usine à gaz à construire ! ». Pour une fois, l'expression n'a rien de péjoratif. Didier Zint (CFDT) comme l'ensemble des représentants syndicaux réunis, hier matin, autour du député Michel Liebgott, espère bien la concrétisation du projet Ulcos - projet de réduction des émissions de gaz des hauts-fourneaux -.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 05 Février 2011 / THI

Un projet que tous voient comme décisif pour la pérennisation de la filière liquide dans les vallées de la Fensch et de l'Orne.

« Il ne s'agit pas de dire que c'est acquis », rappelle Michel Liebgott. Mais le président du groupe sidérurgique de l'assemblée nationale entend bien défendre le projet qui doit être examiné par l'Etat français dès la semaine prochaine, avant d'être étudié par la commission européenne.

D'où l'ultime réunion de concertation avec les sidérurgistes hier matin.

Recyclage de gaz

S'il est mis en place, ce nouveau système aura au moins deux avantages. D'abord, il permettra de recycler le monoxyde de carbone au sein même de l'installation sidérurgique tout en améliorant son rendement.

Surtout, il permettra le captage du CO2 avant de l'envoyer sous terre. Un stockage qui, en fonction des études géologiques, pourrait être envisagé dans la Meuse.

S'il voit le jour, Ulcos rendra obsolète l'installation de moteurs destinés à traiter les gaz rejetés par les deux hauts-fourneaux de Hayange. Des moteurs dont ArcelorMittal avait promis l'achat l'an dernier mais cela ne semble plus à l'ordre du jour.

Actuellement, et depuis l'arrêt de la centrale de Richemont, les gaz sont brûlés à la torchère - la Dreal ayant accordé une dérogation pour cela -.

Inquiets à court terme

Ces nouvelles perspectives technologiques - dont le financement, plus de 500 M EUR, reste à définir - ne suffisent pourtant pas à rassurer quant à l'avenir de la filière chaude.

« Il ne faudrait pas que Ulcos occulte les besoins en investissements et formation », insiste Didier Zint. Pour Jean Mangin (CGT) « Ulcos ne doit pas être un miroir aux alouettes. On est inquiet pour le court terme car il y a urgence à investir dans les deux hauts-fourneaux. » Des installations qui, sans réfection prévue, arriveront en fin de vie d'ici 2015 alors même que le projet Ulcos doit s'appuyer sur deux hauts-fourneaux en état de marche.

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