Encore 87 postes menacés à Hospitalor

Publié le 05/06/2012
Le comité d'entreprise d'Hospitalor s'est réuni, hier. Sur la table des négociations, un second plan de sauvegarde de l'emploi qui concernerait 87 postes dans les secteurs de la logistique et de l'administration.
Encore 87 postes menacés à Hospitalor
Encore 87 postes menacés à Hospitalor
Le comité d'entreprise d'Hospitalor s'est réuni, hier. Sur la table des négociations, un second plan de sauvegarde de l'emploi qui concernerait 87 postes dans les secteurs de la logistique et de l'administration.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 05 Juin 2012 / STA /

 

 

Hospitalor est dans la tourmente financière depuis plusieurs années. Elle entame un second plan de sauvegarde de l'emploi. Photo Archives RL

Devant son déficit annuel de 7 MEUR (40 MEUR cumulés), et malgré un prêt de 9 MEUR récemment accordé, l'association Hospitalor est contrainte d'entamer un second plan de sauvegarde de l'emploi. Et ce, presque un an jour pour jour après le premier qui avait affecté les services de pédiatrie et de maternité ainsi que la restauration ou encore le laboratoire.

Annoncé depuis plusieurs mois, ce PSE 2 arrive au terme des négociations. Réunis en comité d'entreprise hier, direction et syndicats ont évoqué le volet économique et le volet social de cette mesure. « Nous n'avions pas grand-chose à dire sur le volet économique, rapporte Marc Reisdorf, délégué syndical FO. Nous savons que l'association est en grande difficulté financière. Nous étions logiquement au fait de la situation et nous n'avons pu que voter ce volet économique. » Discours un peu différent pour la CFDT : « Nous avons voté contre ce volet économique, explique Ourida Louma, déléguée centrale. Nous avons émis un avis défavorable à la présentation de l'expert-comptable. »

Dans les grandes lignes, Hospitalor doit s'assurer un retour à l'équilibre financier afin de sauvegarder ses acquis et surtout entamer une démarche de croissance. Depuis un an, l'association est engagée dans un processus de restructuration important. Elle travaille en collaboration avec les services de la Carmi et ceux d'Unisanté afin d'achever un plan de réorganisation intermédiaire. Elle doit à la fois veiller au maintien d'une offre de soins compétitive et maintenir, dans ses murs, un consensus salarial.

Des tensions entre direction et syndicats

Depuis l'arrivée de la nouvelle direction, les tensions sociales semblaient s'être apaisées.

Hier, pourtant, le syndicat FO est sorti furieux du comité d'entreprise. « Nous avons rejeté le volet social du plan de sauvegarde de l'emploi, indique Marc Reisdorf. Ce dernier, qui concerne la suppression de 87 postes, implique forcément des difficultés de fonctionnement, une fois le processus engagé. Pourtant, les CHSCT n'ont pas été consultés jusqu'à maintenant. Or, ce sont eux qui peuvent indiquer les besoins de chaque service. »

Ce PSE concernerait principalement des postes affiliés aux parties logistiques et administratives. « Imaginons que la masse de personnel est réduite en cuisine. Nous ne savons pas aujourd'hui comment les repas pourront être servis dans les structures Hospitalor après le PSE. Nous devons savoir comment vont fonctionner, à terme, nos établissements, avant d'engager une telle procédure. Il est clair que si la direction n'est pas plus claire, nous entamerons des actions en justice. »

De son côté, la CFDT a préféré voter ce volet social. « Les salariés doivent maintenant se projeter dans l'avenir. Cela devient très douloureux pour tout le monde, confie Ourida Louma. Nous voulons, bien entendu approfondir les négociations mais une décision doit être prise pour le bien-être des employés. »

Contactée, la direction souhaite d'abord s'adresser à ses salariés avant d'émettre tout commentaire.

Emilie PERROT.