ERDF - GRDF : mouvement de grève suspendu

Publié le 24/04/2009
Depuis près d'un mois, des salariés d'ERDF et GrDF sont en grève pour obtenir des hausses de salaire de 5 %, une prime de 1.500 euros ainsi que l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois.
ERDF - GRDF : mouvement de grève suspendu
ERDF - GRDF : mouvement de grève suspendu
Depuis près d'un mois, des salariés d'ERDF et GrDF sont en grève pour obtenir des hausses de salaire de 5 %, une prime de 1.500 euros ainsi que l'arrêt de projets d'externalisation d'emplois.

Des négociations sont régulièrement menées entre organisations syndicales et directions. Mercredi et jeudi, plusieurs membres des personnels de l’agence d’exploitation de Sarreguemines et des agents de Forbach ont déclenché un mouvement de grève. Mercredi, on comptait 61 agents grévistes sur 4 180 dans la région Lorraine, Alsace, Champagne.
Hier, des avancées ont été obtenues puisque les directions ont pris un engagement pour ne pas externaliser l’astreinte, ni les missions relevant du cœur de métier. Le remplacement de tout départ à la retraite au sein des équipes d’astreinte serait également assuré. Mais un désaccord subsiste quant à l’attribution d’une prime de 1 500 €. «La direction propose une prime de 400 € et un avancement au choix », souligne Christian Freyermuth, délégué CFDT. «La principale satisfaction concerne le non-recours à l’externalisation. C’est la raison pour laquelle nous avons suspendu notre mouvement à Sarreguemines jusqu’à mardi. Si le compte n’y est pas, on se mobilisera à nouveau ».

«Contre le démantèlement»

Hier, des représentants du PC et du PS se sont rendus sur le site. Dans un communiqué commun, Michaël Weber et Jean-Pierre Liouville, président du groupe socialiste au Conseil régional annoncent qu’ils «ne baissent pas leur garde face au démantèlement des services publics. Les revendications des personnels d’EDF et GDF sont légitimes car les directions choisissent la rentabilité au détriment de l’emploi : aucun remplacement des départs en retraite, détricotage des services, externalisation des activités, compression des personnels, suppression des sites de proximité qui obligent à des astreintes incohérentes. Les usagers seront les premiers pénalisés de cette réorganisation. Et pendant que les salariés se mettent à 100 % en grève sur le secteur de Sarreguemines, que dire de l’augmentation de 183 % opérée ces derniers mois pour les salaires des dirigeants ? ». Attaché à la défense du service public, comme tous les socialistes, Michaël Weber, conseiller régional, indique qu’il «apporte son soutien aux salariés et les accompagne dans leur lutte, que ce soit à la préfecture de Région ou sur le terrain

Publié le 24/04/2009 (Sarreguemines)