Freyming perd la réanimation au profit de Saint-Avold

Publié le 09/12/2011
Depuis mardi, Hospitalor Saint-Avold est doté d'un service de réanimation. Il provient de l'hôpital de Freyming-Merlebach. Des négociations sont actuellement en cours pour le transfert des personnels.
Freyming perd la réanimation au profit de Saint-Avold
Freyming perd la réanimation au profit de Saint-Avold
Depuis mardi, Hospitalor Saint-Avold est doté d'un service de réanimation. Il provient de l'hôpital de Freyming-Merlebach. Des négociations sont actuellement en cours pour le transfert des personnels.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 09 Décembre 2011 / FOR /

 

 

Un pôle central permet aux soignants de garder les patients en observation constante. Photo Delphine DE LUCIA

L'Agence régionale de santé l'a exigé, c'est désormais chose faite. Le service de réanimation de l'hôpital de Freyming-Merlebach vient d'intégrer les murs d'Hospitalor Saint-Avold, afin de répondre à la feuille de route de la réorganisation de l'offre de soins du Bassin Houiller. « Il s'agit effectivement d'une étape du projet intermédiaire, explique Pascal Olejniczak, directeur général d'Hospitalor. Le 4 octobre dernier, l'ARS nous a demandé d'ouvrir ce service à Saint-Avold, stipulant que cette démarche était essentielle à la poursuite du contrat de retour à l'équilibre financier. Nous l'avons retardé pour que les négociations de transfert de personnels puissent se réaliser. »

Les personnels en question appartiennent au régime minier, tandis que les salariés Hospitalor travaillent sous une convention associative. « L'ARS m'a autorisé à recruter du personnel pour le bon fonctionnement du service mais je préfère accueillir les soignants de Freyming-Merlebach qui ont l'expérience et l'expertise nécessaires. Pour autant, la signature d'une convention entre nos deux structures n'a pas encore abouti. »

En attendant, la direction générale d'Hospitalor a préféré fermer l'unité de surveillance continue. « Cette interruption doit durer un mois, dans l'attente de l'arrivée des personnels Carmi. De ce que je sais, 14 personnes seraient enclines à venir à Saint-Avold, ce qui serait suffisant pour rouvrir notre service », poursuit le directeur général.

Pour autant, la plupart des salariés Carmi s'inquiètent de leur avenir et de l'offre de soin en général. Plusieurs instances syndicales des Mines se sont d'ailleurs rendues à l'ARS à Nancy afin de s'entretenir avec le directeur, hier. A la sortie de la réunion, la CFDT s'est dit « soulagée. Nous attendons désormais que la mission d'appui de l'ARS se mette au travail au plus vite. »

Un service performant

Dans le service de réanimation, situé juste à côté des urgences, les 8 lits sont déjà tous occupés. « L'environnement de travail invite à la performance, précise Cécile Fellmann, infirmière. Nous avons une partie dite propre où se trouve le plot central, la pharmacie et la réserve de matériel. Une partie dite sale où circulent les visiteurs. » Chaque chambre est équipée d'une télévision, de sanitaire et du matériel nécessaire aux soins. « Tout est neuf, c'est agréable. Les chambres sont par ailleurs vitrées afin que nous puissions surveiller les patients en permanence », reprend Cécile Fellmann.

« Deux anesthésistes-réanimateurs sont présents en continu, poursuit Pascal Olejniczak. Et nous aurons toujours besoin de soignants. »

Le plan social maintenu

Le second plan de sauvegarde de l'emploi est toujours d'actualité. « Je comprends l'inquiétude des salariés. Nous sommes en période de crise, nous ne pouvons pas le nier. En revanche, nous souhaitons réellement sauver les emplois de soignants d'Hospitalor et ne pas perdre les compétences des personnels de Freyming-Merlebach. »

Emilie PERROT.