Gandrange : vol de la stèle aux « promesses non tenues »

Publié le 11/01/2012
La stèle érigée en 2009 par la CFDT à l'entrée de l'usine ArcelorMittal de Gandrange rappelant les promesses « non tenues » de Nicolas Sarkozy, selon le syndicat, a été descellée et volée.
Gandrange : vol de la stèle aux « promesses non tenues »
Gandrange : vol de la stèle aux « promesses non tenues »
La stèle érigée en 2009 par la CFDT à l'entrée de l'usine ArcelorMittal de Gandrange rappelant les promesses « non tenues » de Nicolas Sarkozy, selon le syndicat, a été descellée et volée.

© L'Est Républicain, Mercredi le 11 Janvier 2012 / Ouverture Région Lorraine

 

La stèle en granit gris de 70 cm par 50 cm avait été installée après la fermeture de l'aciérie du site qui avait mis au chômage quelque 600 métallurgistes. La CFDT y avait fait graver en lettres d'or la phrase « Ici reposent les promesses de Nicolas Sarkozy faites le 4 février 2008 à Gandrange : Avec ou sans Mittal, l'Etat investira dans Gandrange ».

En 2008 à l'issue d'une visite très médiatisée de 45 minutes de l'aciérie mosellane, le président de la République s'était engagé devant quelque 400 sidérurgistes à faire prendre en charge par l'Etat « tout ou partie des investissements nécessaires » pour maintenir l'aciérie en activité. « Nous sommes prêts à faire le nécessaire quel que soit le propriétaire » de l'usine, avait alors déclaré M. Sarkozy.

« Cette plaque, c'était le caillou dans la chaussure de Sarkozy », a estimé Edouard Martin, membre CFDT du comité central d'entreprise d'ArcelorMittal.