Géodis : grève et blocage

Publié le 08/11/2011
Des blocs de béton, une ou deux poubelles. Depuis dimanche, à minuit, les entrées et sorties de véhicules sont bloquées à la société de transports Géodis BM Chimie, boulevard Solidarité, à l'Actipôle de Metz.
Géodis : grève et blocage
Géodis : grève et blocage
Des blocs de béton, une ou deux poubelles. Depuis dimanche, à minuit, les entrées et sorties de véhicules sont bloquées à la société de transports Géodis BM Chimie, boulevard Solidarité, à l'Actipôle de Metz.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 08 Novembre 2011 / MTZ /

 

 

Une partie des grévistes. Selon les syndicats CGT, FO, CFDT,c'est leur première action commune. Photo Gilles WIRTZ

 

À l'appel de leurs trois syndicats CGT, CFDT et FO, les salariés de la société se sont mis en grève. Elle est illimitée.

« Nous avons déposé un préavis le 27 octobre, nous leur avons laissé douze jours pour entendre nos revendications, nous n'avons reçu aucun signe de la part de la direction », expliquent les délégués syndicaux.

La grève intervient dans le cadre des négociations annuelles obligatoires, à l'échelle du groupe national. Les syndicats revendiquent une hausse globale des salaires de 4 %. La direction aurait avancé sur des primes et des échelons de carrière. « Depuis 2008, on demande une revalorisation. Le Smic est à 9 EUR de l'heure. Ici, un routier débutant démarre avec 9,36 EUR de l'heure, il termine à 9,58 EUR en fin de carrière, alors qu'on conduit des matières chimiques, dangereuses. Il faut faire 220 heures par mois pour avoir un salaire décent », explique Abderrahmin Elkasri, délégué du personnel CGT.

La grève touche l'ensemble des six sites du pôle chimie de Géodis BM, filiale de la SNCF, qui emploie 550 salariés à travers la France.

À Metz, dans l'ancien établissement Sotrameuse, « Nous sommes 84, dont 60 conducteurs », détaille Jean-Luc Léger, délégué syndical CGT. Hier, il estimait à une quarantaine le nombre de grévistes. Après le piquet de grève du premier poste de nuit, dans la matinée, ils étaient une bonne vingtaine devant les grilles.

Contactée, la direction du site messin a renvoyé vers une cellule de communication à Paris. Selon cette dernière, « La direction nationale ne fait officiellement aucun commentaire » sur cette grève. Les négociations ne seraient pas rompues.

O. J.