Grève au laminoir de Gandrange

Publié le 24/02/2010
Gandrange est un des derniers sites d'ArcelorMittal de France à avoir entamé des négociations salariales.
Grève au laminoir de Gandrange
Grève au laminoir de Gandrange
Gandrange est un des derniers sites d'ArcelorMittal de France à avoir entamé des négociations salariales.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 23 Février 2010. / Lorraine / Société

 
La première réunion, le 18 février, s'est soldée par un débrayage de deux heures à l'appel des syndicats CGT-CFDT et CFE/CGC, qui demandait « à la direction de revoir sa copie ». La réunion a été perturbée par une bonne soixantaine de salariés de l'usine, qui se sont invités à la table des négociations afin d'exprimer leur ras-le-bol. « Après deux années de vache maigre, le personnel de Gandrange attend avec impatience un geste fort de la direction », assène la CFE/CGC. Les syndicats réclamaient plus de 2 % d'augmentation générale et une prime de 200 €. Or la direction, à l'instar des propositions avancées sur tous les sites d'ArcelorMittal de France, maintient une augmentation de 1 % appliquée en deux fois, 0,5 % en février, autant en novembre, le versement d'une prime générale de 150 € et une enveloppe de 0,8 % pour les augmentations individuelles. Ce qui a amplifié le désaccord. La CGT a poursuivi le mouvement, appelant à la grève et bloquant toute production au LCB.
La deuxième réunion s'est tenue hier avec, pour seule avancée, le montant de la prime versée en mars qui serait, de source syndicale, de 200 €. Propositions jugées « décevantes » par la CFDT. La CGT, qui estime que « le compte n'y est pas », a maintenu le mouvement jusqu'à la fin du poste d'après-midi, hier soir à 22 h, au cours duquel elle a consulté les salariés sur la suite à donner au mouvement.