Grève chez Sotralentz : la CGT toujours mobilisée

Publié le 24/05/2012
Alors que des négociations se sont engagées entre la direction de Sotralentz et les représentants syndicaux FO et CFDT, la CGT poursuit son mouvement de grève. Hier, elle bloquait l'entrée principale de l'usine.
Grève chez Sotralentz : la CGT toujours mobilisée
Grève chez Sotralentz : la CGT toujours mobilisée
Alors que des négociations se sont engagées entre la direction de Sotralentz et les représentants syndicaux FO et CFDT, la CGT poursuit son mouvement de grève. Hier, elle bloquait l'entrée principale de l'usine.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 24 Mai 2012 / SRB /
 

 

 

Hier, une centaine de salariés de l'usine Sotralentz, cégétistes pour la majorité, ont empêché les camions d'accéder au site de Drulingen pendant une partie de la matinée.

Lundi, ils faisaient grève. Mardi ils filtraient les allées et venues devant l'entrée principale. Hier, ils bloquaient les camions chargés d'acheminer les matières premières sur le site de l'usine de Drulingen. Les salariés de Sotralentz sont toujours mobilisés et demandent une revalorisation salariale : 3 % d'augmentation générale (ou 50 EUR mensuels) et la revalorisation des frais kilométriques à 25 centimes, contre 1 % d'augmentation générale cumulé avec 0,5 % d'augmentation individuelle au cas par cas proposés initialement par la direction. Si dans les faits, le mouvement tend à se durcir, en terme de nombre de grévistes, les forces s'amenuisent.

Hier, il ne restait que les syndicalistes CGT et leurs sympathisants pour tenir le piquet de grève devant le portier principal de l'usine. La veille, les représentants de FO et de la CFDT avaient été reçus par les dirigeants de Sotralentz. « Nous avons repris les négociations, confirme Mélanie Bard, chargée de communication chez Sotralentz. L'enveloppe reste la même : 1 M d'EUR. Cette somme ne pourra pas être augmentée mais elle peut être répartie d'une autre manière. Nous avons proposé une part plus importante allouée à l'augmentation générale au détriment des augmentations individuelles, et nous nous engageons à avertir au moins 48 heures à l'avance tout salarié dont les horaires auraient à être modifiés. En cas de non-respect de ce délai de prévenance, le salarié percevrait une prime de 30 EUR. »

Montée en pression

Les délégués FO et CFDT devaient relayer ces propositions, hier, auprès des employés présents à leur poste de travail. Avec ceux qui sont restés dehors, le dialogue est toujours au point mort. « Ils divisent pour mieux régner, peste Élisabeth Gauthier, déléguée CGT. C'est désolant de la part d'une direction qui prétend maintenir un bon dialogue social. »

Échaudés par des propos tenus par leur patron lors de réunions des délégués du personnel, du genre « Ceux qui ne sont pas contents n'ont qu'à aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs », certains salariés grévistes réclamaient, hier, la démission du secrétaire général de l'entreprise, Patrick Mochel. « Nous avons mis la pression doucement lundi, nous renforçons notre action un peu plus chaque jour et nous sommes déterminés à tenir le temps qu'il faudra. Depuis des années, on nous demande de faire des efforts, l'usine tourne à plein régime. Nous sommes volontaires, nous aimons notre métier mais nous ne sommes pas rémunérés en conséquence. Nous nous sentons méprisés ! »

Le mouvement des Sotralentz trouve un écho chez celui des Secofab à Sarralbe, une autre entreprise du groupe où 90 % des salariés ont cessé le travail (lire par ailleurs). « Nous ne sommes pas seuls, cela prouve bien que c'est toute une stratégie de groupe qu'il faut revoir », note Élisabeth Gauthier.

Hier, les six camions bloqués une partie de la matinée ont finalement pénétré dans l'entreprise par une seconde entrée, sous escorte de la gendarmerie.

À l'intérieur, les filières packaging et construction tournent à peu près normalement. La filière chaudronnerie reste quant à elle à l'arrêt. À l'extérieur, les cégétistes tiennent bon.