Grève de SPIE : fatigue et détermination

Publié le 24/04/2012
Une provocation : c'est ainsi qu'ont été ressenties les propositions de la direction de SPIE DEN aux salariés en grève devant les centrales nucléaires de Cattenom et Fessenheim
Grève de SPIE : fatigue et détermination
Grève de SPIE : fatigue et détermination
Une provocation : c'est ainsi qu'ont été ressenties les propositions de la direction de SPIE DEN aux salariés en grève devant les centrales nucléaires de Cattenom et Fessenheim

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 24 Avril 2012 / Région /

 

 

Les smicards du nucléaire restent mobilisés. Photo archives RL/Pierre HECKLER

 

Les augmentations de salaire concédées sont bien inférieures aux demandes de ces nomades du nucléaire, payés au Smic.

Hier matin, la direction générale a proposé d'organiser, en dehors du site, une réunion de sortie de crise avec la CGT, la CFDT et la CFTC. Problème, ces deux derniers syndicats ne sont absolument pas solidaires du mouvement, certains de leurs membres « sont même venus remplacer les grévistes », affirme José Andrade, délégué CGT SPIE France. « Ils n'ont donc pas à être représentés. » Du coup, les salariés ont immédiatement voté la poursuite de la grève... malgré leur épuisement manifeste. Néanmoins, ces smicards du nucléaire ont reçu quelques soutiens. Neuf ArcelorMittal venus vendredi dernier et, au fil des jours, des agents de la centrale qui ont permis de réunir 750 EUR pour la caisse de solidarité. « Depuis vingt-sept ans que je suis délégué, je n'ai jamais vu une telle mobilisation », avoue José Andrade, qui reconnaît qu'à ce stade, les hommes luttent d'abord dans l'urgence pour gagner de quoi vivre décemment.

Cette semaine, un grand rassemblement avec des délégations de sous-traitants venus de toute la France, dont Cattenom, sera organisé devant la centrale de Fessenheim.

E. de R.