Grève Spie : dans l'attente

Publié le 25/04/2012
Ils ont lâché du lest, mais attendent un geste de la direction. Hier soir, les grévistes de l'entreprise de sous-traitance logistique nucléaire SPIE ont quitté la table des négociations. Un sentiment confus les accablait : « Nous sommes à la fois écoeurés et attendons un geste de la direction ».
Grève Spie : dans l'attente
Grève Spie : dans l'attente
Ils ont lâché du lest, mais attendent un geste de la direction. Hier soir, les grévistes de l'entreprise de sous-traitance logistique nucléaire SPIE ont quitté la table des négociations. Un sentiment confus les accablait : « Nous sommes à la fois écoeurés et attendons un geste de la direction ».

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 25 Avril 2012 / THI /

 

 

Les négociations devraient reprendre ce matin. Photo Pierre HECKLER

 

Hier à Cattenom, la journée a défilé au rythme des attentes de rendez-vous. Le premier décidé par la direction avait été programmé à 11h. Une demi-heure plus tard, « le directeur a levé la réunion de fin de crise car les représentants de la CFDT et de la CFTC avaient accepté de nous laisser seuls négocier. Pourtant, juridiquement, la CGT majoritaire peut signer une fin de conflit » résume Jordane Hammouche. 14h, la direction reprend contact et fixe un nouveau rendez-vous à 16h30. Les heures de négociations qui suivent n'apportent guère de lots de consolations. Aux alentours de 21h30, les salariés ressortent dépités « désespérés, martèle Jordanne Hammouche avec l'impression de n'avoir pas été entendus ». Les propositions de la direction s'avèrent insignifiantes, « deux centimes sur les indices kilométriques, deux euros sur le forfait calendaire » reprend le représentant des manifestants qui ont entamé leur mouvement, il y a une semaine (lire nos précédentes éditions). Hier soir, direction comme salariés ont semble-t-il, largement signifié le désir de sortir de ce conflit. « Nous avons divisé par deux nos revendications, explique Jordane Hammouche. Maintenant il faut que la direction se plie. Nous ne pourrons pas aller plus loin ». Les négociations devraient reprendre ce matin. Pour autant, les salariés de l'entreprise Spie restent mobilisés. « Nous envisageons d'autres actions et si nous n'obtenons rien, un homme, très déterminé, entamera une grève de la faim dès lundi ».

A. R.-P.