GRP Sécurité : salariés en grève

Publié le 13/04/2010
Depuis samedi, des employés de la société GRP Sécurité sont en grève. Les agents de sécurité se sont installés, hier, devant le siège social.
GRP Sécurité : salariés en grève
GRP Sécurité : salariés en grève
Depuis samedi, des employés de la société GRP Sécurité sont en grève. Les agents de sécurité se sont installés, hier, devant le siège social.

Le Républicain Lorrain, Mardi le 13 Avril 2010 / MTZ
 

 

En grève depuis samedi, des salariés de GRP Sécurité ont planté un piquet de grève hier matin. Photo Maury GOLINI

Entamée samedi matin, la grève des salariés de GRP Sécurité a franchi, hier, un cran supérieur.

Après les débrayages du week-end, les agents de sécurité ont installé un piquet de grève devant le siège social de l'entreprise de surveillance, de gardiennage et de protection, situé rue des Serruriers sur l'Actipôle de Metz.

Pour dénoncer la politique de leur direction, les grévistes ont remis le couvert en choisissant une date symbolique. Trois ans après leur première mobilisation, ils ont ressorti les banderoles et le brasero pour délaisser la surveillance des sites industriels et militaires.

Heures supplémentaires

Depuis le 10 avril 2007, les revendications des agents de sécurité n'ont pas vraiment changé. L'intersyndicale FO-CFDT-CFTC demande l'application du paiement mensuel des heures supplémentaires. « Aujourd'hui, nous sommes payés par modulation trimestrielle », explique Rémi Langer, délégué à la CFDT. « Cela signifie, par exemple, qu'un agent qui travaille normalement ses 140 heures le premier mois, peut en faire 180 le second mois. Alors, pour éviter de payer ces heures supplémentaires, on ne le rappellera que pour 80 heures le troisième mois », illustre le syndicaliste. « Officiellement, on est aux 35 heures », poursuit Enzo Livreri, représentant de l'union départementale FO, « Mais on est bien au-delà, donc c'est un système qui fait perdre tout le bénéfice des heures supplémentaires. »

« Menaces »

Les revendications portent aussi sur ce que les syndicalistes nomment « le respect de la vie et de la santé des salariés, en tout cas de son cycle biologique ».

Illustration par Sébastien Niesser, délégué de la CFTC : « Un agent peut quitter son poste, le matin à 7h et il peut être rappelé à 10h pour savoir s'il peut assurer un autre poste dans la journée. »

Le représentant de FO salariés ajoute : « C'est une politique du matraquage. Si on refuse parce qu'on a aussi une vie privée, on nous fait du chantage à la mutation ou des menaces de licenciement. »

Tous ont signé une clause de mobilité, ce qui pousse un agent de sécurité à livrer sa grille de lecture : « De toute façon, ils nous mettent la pression en profitant du contexte économique. »

Contactés, le PDG, Grégory Renauld, et le directeur d'exploitation, Marc Blanchet, font savoir, par le biais de leur standardiste, qu'ils « n'ont pas de commentaire à faire ».

Cécile PERROT.