Guermont Weber : mêmes maux, mêmes effets

Publié le 09/09/2011
Hier matin, une dizaine de salariés de la société Guermont Weber, spécialisée dans le commerce de gros, ont débrayé pour réclamer de meilleures conditions de travail. La tenue d'un CHSCT est prévue la semaine prochaine.
Guermont Weber : mêmes maux, mêmes effets
Guermont Weber : mêmes maux, mêmes effets
Hier matin, une dizaine de salariés de la société Guermont Weber, spécialisée dans le commerce de gros, ont débrayé pour réclamer de meilleures conditions de travail. La tenue d'un CHSCT est prévue la semaine prochaine.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 09 Septembre 2011 / MTZ /

 

 

Les magasiniers de la plate-forme Cyliq de Guermont Weber, installée à Metz-Nord,réclament une amélioration de leurs conditions de travail. Photo Gilles WIRTZ

L es raisons de la colère. -- Les magasiniers de la plate-forme Cyliq de Guermont Weber, installée à Metz-Nord, réclament une amélioration de leurs conditions de travail. « Moins de pression de la part de la hiérarchie et l'utilisation de machines pour nous aider à faire correctement notre travai l », sont les deux propositions défendues, hier matin, lors d'un débrayage d'une heure effectué à l'appel de la CFDT et de la CGT.

La situation serait actuellement « pénible à vivre car on nous en demande toujours plus, sans nous donner les moyens. On fait face à une concurrence accrue alors, quand on ne va pas assez vite, on est mal vu. Parfois, on est convoqué. »

La réaction de la direction. -- Président de la société, Nicolas Préau joue aujourd'hui l'ouverture et se montre à l'écoute. Pour répondre aux demandes, il a fait appel aux conseils d'un ergonome. « On mène un travail avec la médecine du travail pour améliorer les postures de nos agents. Les premiers résultats sont concluants. Mais j'ai accepté de réunir le CHSCT [Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, ndlr] la semaine prochaine afin d'en parler avec les syndicats. On fait tout pour qu'il n'y ait pas d'accident du travail. On est loin d'être des dictateurs. » Le dialogue n'est pas rompu.

L'avenir du mouvement. -- En mars, les salariés mécontents avaient déjà débrayé une heure. « C'est seulement un premier pas », prévient un manifestant. Un autre : « On ne veut pas mettre en difficulté notre entreprise, on veut juste travailler dans de bonnes conditions. » Mais d'autres opérations sont déjà en préparation.

Sur un autre terrain, des procédures devant les Prud'hommes ont été lancées par six employés.

K. G.