Hôpital : grève des agents le 18

Publié le 11/11/2011
Le climat social se dégrade au centre hospitalier (RL 9 et 10 novembre). Hier, l'intersyndicale CFDT-FO a rencontré le secrétaire général de la sous-préfecture pour déposer un préavis de grève de durée illimitée à compter du vendredi 18 novembre à 0 heure.
Hôpital : grève des agents le 18
Hôpital : grève des agents le 18
Le climat social se dégrade au centre hospitalier (RL 9 et 10 novembre). Hier, l'intersyndicale CFDT-FO a rencontré le secrétaire général de la sous-préfecture pour déposer un préavis de grève de durée illimitée à compter du vendredi 18 novembre à 0 heure.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 11 Novembre 2011 / SRB

La suppression du paiement des heures supplémentaires dans différents services, la réduction illégale du temps de travail de personnels contractuels, et la baisse de 8 h à 7 h 30 de l'amplitude quotidienne de travail se trouvent au centre de la grogne qui agite depuis plusieurs jours la communauté hospitalière.

Les représentants syndicaux, convoqués par le directeur le 27 octobre dernier, ont rapporté : « Lors de la réunion, il nous a annoncé que le déficit de près de 2 MEUR allait motiver la prise d'un certain nombre de mesures, dont l'examen au cas par cas des agents sous contrat et la révision du principe des 10 heures supplémentaires effectuées de nuit ». Entre-temps, 29 agents en CDD (infirmières, aides-soignants, psychologue, adjoints administratifs, agents d'entretien, auxiliaire puéricultrice, ouvrier) ont vu leurs contrats soit modifié, soit revu à la baisse. « Pour certains d'entre eux, les préavis n'ont pas été respectés et il y a indiscutablement des anomalies de p rocédure », soulignent Roger berger et D. Gully, secrétaires des sections respectivement de la CFDT et de FO.

Toujours selon les représentants syndicaux rencontrés hier à l'issue de leur entretien à la sous-préfecture, « le 28 octobre dernier, 60 personnels ont été destinataires d'un courrier de la direction, les informant de la suppression de leurs heures supplémentaires, suppression faite au mépris du bon fonctionnement des services dans lesquels ils sont affectés. Ces heures sont incontournables à nos yeux, car elles ont toujours permis d'éviter des embauches, dont le coût est nettement supérieur. »

Aujourd'hui, ils dénoncent une situation « absurde » et comptent sur une participation massive des hospitaliers dans le cortège qui défilera dans les rues de la ville vendredi 18 novembre à partir de 10 h.