Hospitalor : le second plan social bouclé

Publié le 14/08/2012
Hospitalor a bouclé son second plan de sauvegarde de l'emploi. Sur 82 postes supprimés, quelques reclassements sont encore à l'étude. La direction déclare huit licenciements secs au maximum.
Hospitalor : le second plan social bouclé
Hospitalor : le second plan social bouclé
Hospitalor a bouclé son second plan de sauvegarde de l'emploi. Sur 82 postes supprimés, quelques reclassements sont encore à l'étude. La direction déclare huit licenciements secs au maximum.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 14 Aout 2012 / STA + FOR

 

 

L'amélioration de la prise en charge des patients aux urgences est la prochaine étape d'Hospitalor. Photo RL

Huit licenciements secs sur 82 postes supprimés, cinq à six dans le meilleur des cas. Le second plan de sauvegarde de l'emploi d'Hospitalor vient d'être bouclé après des mois de négociations avec les instances syndicales. « Un plan social n'est jamais positif, relève Pascal Olejniczak, directeur général d'Hospitalor. Mais nous avons réussi à éviter un grand nombre de licenciements pour celui-ci. »

Le périmètre du PSE concerne les personnels logistiques et administratifs. Il enregistre 61 départs volontaires, dont quinze départs en formation d'aide-soignante. « Nous avons refusé 36 départs volontaires car 33 dépassaient le nombre de postes supprimés et 3 ne faisaient pas partie des catégories socio-professionnelles concernées. » 18 personnes étaient encore licenciables. « Nous avons proposé 18 reclassements mais une personne n'y a pas répondu, deux autres ont répondu négativement, une réponse reste encore en attente. Les 14 autres ont accepté les propositions de reclassement. Sur cet ensemble, 9 ont déjà été reclassées, une a été sauvée par un départ volontaire, 4 autres seront soumises à étude. » Le bilan définitif fait donc état de cinq à huit licenciements secs. Trois ont déjà été effectués, deux sont en attente. « Nous avons été très surpris par le nombre de demandes de départs volontaires, poursuit Pascal Olejniczak. Nous estimons le coût de ce PSE à 5 millions d'euros. »

Du côté des syndicats, les chiffres sont identiques mais le sentiment différent. « Nous ne comprenons pas pourquoi les 33 demandes de départ volontaire ont été refusées. Je ne mets pas en cause la direction d'Hospitalor mais le groupe SOS qui a managé ce PSE comme des amateurs », rage Marc Reisdorf, représentant FO. Quant aux reclassements, ils ne sont pas terminés. Beaucoup ignorent où ils vont devoir travailler. » Autre regret de la part du syndicaliste, le « manque d'organisation. Les postes ont été supprimés avant que l'on sache comment les services allaient fonctionner après. Une restructuration de cette taille doit se prévoir en amont ! »

À la CFDT, on se réjouit surtout du nombre de formations proposées. « Nous y tenions, explique Ourida Louma, représentante. Il s'agissait de l'une de nos propositions. Dans l'ensemble, nous sommes assez satisfaits même si un seul licenciement est déjà un de trop. Idem pour la disparition des CDD. »

Vers l'avenir

Avec ces deux plans sociaux coup sur coup, Hospitalor manque cruellement d'une bonne image de marque. « Il faut rappeler qu'aucun lit n'a été supprimé, rappelle le directeur. Les personnels soignants n'ont pas fait partie du PSE non plus. Notre hôpital est en capacité d'accueillir des patients et de les soigner dans d'excellentes conditions. »

Pour autant, et selon le sentiment de la population, une amélioration des conditions d'accueil aux urgences sera réalisée. « C'est notre prochaine étape. La population a un hôpital à sa disposition. Si elle souhaite le conserver, elle doit s'y rendre. »

Emilie PERROT.