Ils ne lâcheront rien !

Publié le 13/03/2012
Cinq cents personnes à La Passerelle. Il faut mobiliser pour poursuivre la lutte. Et rester groupés ! Réduite à trois syndicats, CGT, CFDT et FO, les syndicalistes ont donné de la voix.
Ils ne lâcheront rien !
Ils ne lâcheront rien !
Cinq cents personnes à La Passerelle. Il faut mobiliser pour poursuivre la lutte. Et rester groupés ! Réduite à trois syndicats, CGT, CFDT et FO, les syndicalistes ont donné de la voix.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 13 Mars 2012 / THI /

 

 

 

Une façon d'entamer une nouvelle semaine de lutte avec force et de mobiliser les troupes. Le danger est de voir les rangs se clairsemer, vaincus à l'usure, après une semaine passée éprouvante, l'irruption des CRS, « les basses manoeuvres de la direction », accuse Yves Fabbri (CGT), les blocages, les annonces... La cible est toute trouvée : M. Mittal. « Une nouvelle semaine débute, nous allons prendre des initiatives ! »

Des arguments, ils en ont des pelletées entières, économiques, industriels, sociaux, politiques. Pendant plus d'une heure, les représentants syndicaux ont fait le point d'une situation à haut risque. L'intersyndicale campe sur ses revendications : redémarrage d'un haut-fourneau et arrêt du chômage partiel. Et ils refusent de se laisser embarquer. « Les 17 MEUR sont le résultat de nos luttes ! », clame Yves Fabbri, en donnant rendez-vous le 22 mars à Florange pour une grande manifestation, un acte de résistance à Mittal impliquant également les métallos belges.

C'est Walter Brocoli (FO) qui rappelle l'absence de réponse. « La direction ne garantit pas la non-fermeture. M. Mittal ne veut pas s'engager sur le maintient de nos installations sur les douze prochains mois ! » Et de douter Ulcos : « Une illusion depuis que le prix du CO2 a baissé de 50 %, ce n'est plus rentable. » Mais il prévient : « Si on arrête le combat, préparez-vous à avoir des annonces de fermetures pendant que vous serez en vacances cet été ! »

Edouard Martin (CFDT) n'a de cesse de prévenir : « Ne tombez pas dans le piège que vous tend la direction. En Belgique, en Espagne, partout on leur a tenu les mêmes discours, 'Ayez confiance...'» Le blocage des expéditions avait pour but d'impliquer les clients dans le conflit en cours. L'appel est aussi lancé aux élus, à la population. « Notre rêve est que demain, il y ait une unité autour de ce combat juste et digne ». Car Edouard Martin ne se fait guère d'illusions, redoutant « une mort programmée de tout le site florangeois. Si rien n'est fait, l'avenir du packaging est scellé ». Puis la filière liquide, et le reste. Aucune des garanties demandées n'a été couchée sur le papier. « Rendez-vous demain matin à 6 h 30 au local syndical ! »

O. S.

Cinq cents salariés d'ArcelorMittal étaient à l'assemblée générale de l'intersyndicale à La Passerelle à Florange. Un nouvel appel à la mobilisation a été lancé, faute de garanties écrites.