Ils se fâchent et se lâchent

Publié le 07/04/2012
Une vingtaine de personnes a assisté à cette réunion publique organisée en mairie de Briey.
Ils se fâchent et se lâchent
Ils se fâchent et se lâchent
Une vingtaine de personnes a assisté à cette réunion publique organisée en mairie de Briey.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 07 Avril 2012 / MMN /

 
 

 

Yves Fabbri (CGT Florange) : « Aujourd'hui, il faut moderniser pour être compétitif. Mais non, on préfère casser. En Lorraine, un salarié sur deux est métallo. Si la sidérurgie venait à disparaître, ce serait l'effondrement de l'échiquier industriel [...] Les riches n'ont jamais été aussi riches et les pauvres jamais aussi pauvres [...] Ce sont les salariés qui doivent être acteurs et décideurs dans l'entreprise. »

o Frédéric Weber (CFDT Florange) : « L'enjeu, c'est 5 000 emplois (à Florange, NDLR) ainsi que les emplois induits : commerces, écoles... Si la filière liquide et le packaging ferment, dans un an c'est la moitié de l'usine qui disparaîtra. Et les 2 500 emplois restants seraient fragilisés. »

o Saïd Bouressam (OGBL Differdange) : « Au Luxembourg, on ne nous entend pas souvent, on est davantage dans le dialogue social mais nous sommes dans le même bateau. On est dans une multinationale qui vise la rentabilité à deux chiffres. Nous sommes passés d'un groupe familial, l'Arbed, à un groupe comme ArcelorMittal. On estime que les sites sont viables. Au lieu de donner de l'argent aux actionnaires, il faut en mettre dans l'outil de travail. Au final, qui paye les pots cassés ? Ce sont nous les salariés, bons pères de famille [... ] Il faudrait passer à une union syndicale européenne pour barrer la route à ce char d'assaut qu'est Lakshmi Mittal. »

o Jacky Mascelli (CGT Gandrange) : « Mittal, il n'en a rien à faire de l'industrie. C'est un financier. C'est le 5e homme le plus riche de la planète. Il a un yacht de 80 m de long avec 21 hommes d'équipage. Il loue d'ailleurs son bateau un million d'euros la semaine pour ceux que ça intéresse [... ] Pas question de s'arrêter le 6 mai, on va continuer ! »

o André Corzani (conseiller général et suppléant de Serge De Carli aux législatives pour le Front de gauche) : « C'est la disparition totale de la filière liquide avec, à terme, les délocalisations. La France est en train d'être déstructurée définitivement [...] Il faut que celles et ceux qui sont en capacité de produire soient en capacité de décider. Mélenchon dit une chose simple : 'Il faut tout changer.' [...] Je n'ai jamais connu une campagne électorale aussi imprégnée par le mouvement social. »

o Patrick Magnette (Union locale CGT de Longwy) : « Quand un emploi industriel disparaît, ce sont trois emplois qui disparaissent ! Ce sont des communes entières qui sont touchées. Ce combat doit être le combat de toute une population [...] Quelle que soit la couleur politique du prochain président, il faudra lui dire : 'Vous avez fait une promesse, il faudra la tenir.' Mais par contre, je ne parle pas du nain de jardin, celui-là, il faut le virer ! »