Jean Nimeskern : « Et les smicards ? »

Publié le 01/07/2011
« Je suis parti en 2000 à 56 ans, dans un plan social, après 33 années de travail dans la métallurgie. Je considère que j'ai été chanceux, c'est presque une retraite dorée. »
Jean Nimeskern : « Et les smicards ? »
Jean Nimeskern : « Et les smicards ? »
« Je suis parti en 2000 à 56 ans, dans un plan social, après 33 années de travail dans la métallurgie. Je considère que j'ai été chanceux, c'est presque une retraite dorée. »

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 01 Juillet 2011 / Région /

 

Jean Nimeskern. Photo Pascal BROCARD

 

Pour Jean Nimeskern, 67 ans, de Rémilly, « l a retraite à 60 ans, c'était une véritable conquête sociale sur laquelle on a fondé de grandes espérances. » La fin de la retraite à 60 ans constitue « un recul. Parce que prolonger la durée du travail jusqu'à 62 ans, 67 pour un taux plein vous imaginez ce que cela représente pour un ouvrier dans une usine, cassé de partout ? » Sous la bannière de la CFDT, il a combattu la réforme des retraites en songeant surtout à ses conséquences pour ceux qui ont un travail pénible. « Mais celui qui est au Smic toute sa carrière combien d'années devra-t-il travailler pour avoir une retraite décente ? Pour pouvoir simplement profiter d'un peu de vie sociale à la retraite ? Même si l'espérance de vie augmente, il n'en profitera pas. Ce qui importe, c'est le moment où vous pouvez partir et de quelle façon vous partez. Mais avec les conditions de travail d'aujourd'hui, les cadences, le stress, prolonger la durée de travail c'est injuste pour les plus exposés, les ouvriers. »

B. K.