L'unanimité contre le directeur de l'ARS

Publié le 15/03/2012
Les récents propos du directeur de l'Agence régionale de la santé continuent de susciter l'indignation des fédérations de mineurs. Dans une précédente édition, Jean-François Bénévise accusait les syndicats de bloquer le processus de restructuration à l'hôpital de Freyming-Merlebach.
L'unanimité contre le directeur de l'ARS
L'unanimité contre le directeur de l'ARS
Les récents propos du directeur de l'Agence régionale de la santé continuent de susciter l'indignation des fédérations de mineurs. Dans une précédente édition, Jean-François Bénévise accusait les syndicats de bloquer le processus de restructuration à l'hôpital de Freyming-Merlebach.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 15 Mars 2012 / STA /

 

 

 

Après la CFDT, FO ou La CGC la CGT et la CFTC ont tenu à témoigner de leur indignation. La CGT mineurs rappelle « qu'elle n'a jamais donné autorisation [...] aux projets de restructuration qui s'inscrivent tous dans la politique de destruction de l'offre de santé, dans notre bassin. L'ARS dénonce les déficits, comme à Freyming, alors que c'est la politique gouvernementale de réduction des recettes par la tarification à l'activité qui les a créés ! C'est d'autant plus malvenu de leur part qu'ils sont les serviteurs zélés de cette politique ».

Pour la CGT : « La population du Bassin houiller subit la double peine, après la liquidation de la mine voilà que c'est l'offre hospitalière qui est atomisée . La CGT avait en son temps alerte sur les dangers du mirage PTU que nous avions qualifié de leurre, de cheval de Troie pour imposer les restructurations. L'annonce, par la presse, qu'il ne se ferait pas démontre le mépris dans lequel est tenue la population du Bassin houiller ». La CGT conclut : « Nous nous désolons du peu d'engagement des élus dans cette bataille... ».

Alain Olejniczak, président du syndicat CFTC du personnel de la Carmi Est, « se sent profondément choqué par les déclarations faites par le directeur de l'ARS de Lorraine. Rappelons que cette restructuration, appelée période intermédiaire dans l'attente de la construction du plateau technique unique, avait pour but de regrouper des filières sanitaires et d'éviter les doublons. Mais, la donne a changé : un nouvel hôpital voit le jour à Sarreguemines et un deuxième va sortir de terre à Metz. Entre-temps, le régime minier est par décret viré de la gouvernance d'Hospitalor, qui s'associe à un nouveau partenaire SOS, et dénonce le projet intermédaire. Plus personne ne s'y retrouve. Les accords d'hier sont bafoués et on ne trouve rien de mieux que de rendre les syndicats de l'hôpital de Freyming responsables de ce fiasco. [...] Encore une fois, les affiliés du régime minier feront les frais de l'opération.

Pour eux la médecine de proximité, donc de sécurité, est une perspective qui s'éloigne... ».