La direction de SPIE DEN s'exprime enfin

Publié le 24/04/2012
Après avoir éconduit la presse, la société SPIE DEN a souhaité s'exprimer hier, par le biais de son président Bruno Aujoulat. Lequel rappelle que deux des trois syndicats de la maison (CFDT et CFTC) ont signé les accords salariaux l'an passé.
La direction de SPIE DEN s'exprime enfin
La direction de SPIE DEN s'exprime enfin
Après avoir éconduit la presse, la société SPIE DEN a souhaité s'exprimer hier, par le biais de son président Bruno Aujoulat. Lequel rappelle que deux des trois syndicats de la maison (CFDT et CFTC) ont signé les accords salariaux l'an passé.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 24 Avril 2012 / THI /

 

 

 

Depuis la semaine dernière, « on a eu quatre propositions de négociations mais conditionnées à un arrêt de la grève ». Ce que les salariés ont refusé, maintenant leur piquet.

Après les propositions faites vendredi dernier, « nous sommes dans un état d'esprit d'ouverture, affirme le président, c'est la raison pour laquelle nous organisons une réunion demain [NDLR : aujourd'hui], il y aura un échange sur des propositions d'évolution de rémunération au sens large. » Et pour « respecter la représentativité globale de l'entreprise », les trois syndicats CGT, CFDT et CFTC sont invités. C'est justement ce que les salariés de SPIE DEN reprochent à leur direction, puisque CFDT et CFDT ne soutiennent pas cette grève et ont même pallié les absences.

Rémunérations détaillées

Hier soir, le président de SPIE DEN a également souhaité exposer les rémunérations de ses salariés, soit « a minima 1 570 EUR bruts par mois auxquels s'ajoutent des éléments variables ». Pour les locaux, une indemnité de repas de 7,50 EUR, des frais de déplacement entre 7 et 15 EUR selon la distance, des primes de poste variant de 4,90 EUR à 11,23 EUR, des primes de tenue spécifique (casque, Mururoa, etc.) allant de 1,59 EUR à 3,30 EUR par heure de travail. Pour les grands déplacements, il s'agit d'un forfait global calendaire de 71 EUR par jour travaillé et 64 EUR par jour non-travaillé, « ce qui représente 2 050 EUR nets par mois pour quelqu'un parti un mois complet ».

Enfin, SPIE verse un intéressement « 1 290 EUR cette année » et une participation « qui sera d'au moins 700 EUR ». Et Bruno Aujoulat d'ajouter : « 40 % des salariés sont actionnaires de l'entreprise par le biais d'un fonds de placement ».

Sans toutefois répondre à la question de savoir si tout cela semble suffisant au dirigeant pour aller nettoyer le fond des piscines des centrales nucléaires.

E. de R.