La grogne monte à Florange

Publié le 07/09/2011
Chômage partiel annoncé, perspectives d'arrêt du deuxième haut-fourneau, l'intersyndicale hausse le ton chez ArcelorMittal à Florange.
La grogne monte à Florange
La grogne monte à Florange
Chômage partiel annoncé, perspectives d'arrêt du deuxième haut-fourneau, l'intersyndicale hausse le ton chez ArcelorMittal à Florange.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 07 Septembre 2011 / Région /

 

 

Florange fonctionne avec un seul haut fourneau. Photo Archives RL

Indignons-nous ! » Le ton du tract intersyndical CFDT-CGT-CFE/CGC-FO indique clairement le mécontentement grandissant des représentants du personnel de ArcelorMittal Florange. Ils ont décidé de maintenir leur action programmée ce vendredi (Voir RL du 6 septembre) malgré la convocation pour le matin même d'un comité d'entreprise extraordinaire. « La direction cherche visiblement à désamorcer notre engagement et la mobilisation des salariés ! Mais rien n'y fera », réplique un porte-parole de l'intersyndicale. La coupe serait-elle trop pleine pour freiner l'organisation de l'assemblée générale de tous les personnels et le barrage des trains acheminant les brames vers le parc de stockage ? Assurément. L'intersyndicale ne comprend plus les orientations de la direction. Le dernier trimestre s'annonce très difficile avec du chômage partiel en perspective et les syndicats craignent maintenant le pire. « Rien ne nous garantit que le 2e haut-fourneau de Florange continuera sa production d'ici la fin de l'année. » Et non pas, comme écrit par erreur dans notre article du 6 septembre, l'arrêt définitif du P3. De fait, le groupe fait venir chaque mois à Florange 110 000 tonnes de brames de l'extérieur. De quoi, selon l'intersyndicale, « encore dégrader davantage les frais fixe de Florange » et, à l'arrivée, « le chômage total pour tous d'ici la fin de la fin de l'année ! » Des syndicats incrédules quand leur direction décide d'arrêter le P3 en juillet, juste après en avoir redémarré d'autres ailleurs. « À croire que, subitement, tous les clients de Florange, et eux seulement, auraient arrêté de commander de l'acier ! » Et encore plus remontés de voir « le groupe acheter à tour de bras des mines à travers le monde, la dernière en date à plus de 5 milliards de dollars. » En clair CFDT-CGT-CFE/CGC-FO dénoncent « une logique uniquement pilotée par les aspects financiers à court terme. »
B. K.