LA POLEMIQUE DU DEMARRAGE AUTOMATIQUE

Publié le 17/07/2009
Alors que Christophe De Margerie, patron du groupe Total, arrivé à Carling en début d'après-midi hier, promettait que le vapocraqueur et son four à vapeur seraient réparés et remis en route dès que l'enquête sur l'accident le permettrait, la CGT jetait un pavé dans la mare en faisant une déclaration fracassante.
LA POLEMIQUE DU DEMARRAGE AUTOMATIQUE
LA POLEMIQUE DU DEMARRAGE AUTOMATIQUE
Alors que Christophe De Margerie, patron du groupe Total, arrivé à Carling en début d'après-midi hier, promettait que le vapocraqueur et son four à vapeur seraient réparés et remis en route dès que l'enquête sur l'accident le permettrait, la CGT jetait un pavé dans la mare en faisant une déclaration fracassante.

Christophe De Margerie, PDG de Total, hier à Carling, a été interpellé par la CGT sur le niveau de sécurité de l'installation.

Semant même le trouble lors de cette entrevue entre le big boss du groupe pétrolier et les syndicats du site chimique. «L’accident du 15 juillet ne se serait pas produit si cette unité disposait d’équipements de même niveau que l’unité du vapocraqueur n° 2 que Total vient d’arrêter », martèle le porte-parole de la CGT. A quoi fait allusion le syndicat ? Au système de redémarrage automatique dont était doté le vapo 2 aujourd’hui en démantèlement. Un dispositif qui n’est pas installé sur le vapo 1. Ce vapo 1 doit, par conséquent, être démarré manuellement. Et les opérateurs doivent donc s’approcher au plus près de l’équipement.
Les autres syndicats ont marqué leur distance avec cette polémique sur le redémarrage automatique. La CFDT se contente d’indiquer qu’elle participera aux enquêtes et qu’elle s’associe à la peine des familles. Idem à la CGC où on estime même que «
la polémique n’a pas sa place en cette période difficile d’autant que l’enquête judiciaire est en cours ». La CFTC considère que «le temps est au recueillement et à la solidarité ». Néanmoins, ce syndicat ajoute, via un communiqué, qu’il faudra «obtenir toute la lumière » sur cet accident. Et de poursuivre même : «Nous ne pouvons pas mesurer l’impact des plans successifs entraînant d’importants mouvements d’effectifs mais nous sommes persuadés que toutes ces réorganisations ne sont pas entièrement étrangères au drame du 15 juillet 2009. La compétitivité à certainement un coût humain et la CFTC pose la question : cet accident en fait-il partie ?»

S.M.
Publié le 17/07/2009 - Région