La sidé' au coeur : sur scène, Edouard Martin...

Publié le 25/05/2012
Guy Carlier s'est vu offrir le tee-shirt symbole de la lutte des Mittal pour sauver la sidérurgie lorraine.
La sidé' au coeur : sur scène, Edouard Martin...
La sidé' au coeur : sur scène, Edouard Martin...
Guy Carlier s'est vu offrir le tee-shirt symbole de la lutte des Mittal pour sauver la sidérurgie lorraine.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 25 Mai 2012 / THI /

Photos Philippe NEU

L'humoriste a tenu parole en reversant la pige, doublée, de l'une de ses chroniques à l'intersyndicale d'ArcelorMittal. Après un one-man show, mercredi soir, où il a été évidemment question du combat pour l'emploi des sidérurgistes.

Sa première fois, on ne l'oublie pas. Mai 2010, Guy Carlier se lance sur la scène de La Passerelle. Que d'émotions ! Son premier one-man show, le chroniqueur d'Europe 1 l'a à nouveau joué à Florange, mercredi soir. Plus à l'aise face à une salle de spectacle, une ville, qu'il affectionne particulièrement. Parce que la première fois, à la cafétéria, il avait rencontré des gens, des sidérurgistes, venus l'applaudir. ' Leur visage avait la noblesse des humbles [...], avec cette marque du casque qui a tracé un labour circulaire sur leurs cheveux. La trace du casque, c'est le scalp de la classe ouvrière que volent des actionnaires ', écrivait-il, en mars dernier, dans le magasine Télé 2 semaines. L'appel aux secours de Pascal Jaskula, le directeur de La Passerelle, Carlier ne pouvait que l'entendre. Les mêmes qui l'ont encouragé il n'y a pas si longtemps se battent aujourd'hui pour sauver leur usine. Alors Guy, « le gentil », pas l'ex « sniper de la télé », a offert sa pige aux métallos en lutte. Mille euros, multipliés par deux comme par magie, grâce à l'écriture, généreuse elle aussi, d'une journaliste. Et l'artiste de rendre hommage à sa consoeur du Républicain Lorrain, « qui m'a donné l'occasion d'avoir du panache ! ». Restait à sacrifier à la tradition, instaurée à chaque prestation de l'humoriste : crier, ensemble, de toutes ses forces, un mot « jubilatoire »... Invité à monter sur les planches, Édouard Martin, le leader de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO d'ArcelorMittal, souffle un coup dans la trompette comme le faisait l'ouvrier qui annonçait l'arrivée du train.

« 1, 2, 3, encu... ! », hurle Guy Carlier au diapason avec son public. Une insulte qui a valeur de libération. Comme après une première fois.