Le collectif Atsem toujours mobilisé

Publié le 12/02/2011
Ils sont décidés à obtenir gain de cause. Des agents territoriaux au service des écoles maternelles et des parents d'élèves hayangeois envisagent d'autres actions pour obtenir le recrutement d'un personnel par classe.
Le collectif Atsem toujours mobilisé
Le collectif Atsem toujours mobilisé
Ils sont décidés à obtenir gain de cause. Des agents territoriaux au service des écoles maternelles et des parents d'élèves hayangeois envisagent d'autres actions pour obtenir le recrutement d'un personnel par classe.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 12 Février 2011 / THI
 
A la salle des fêtes de Saint-Nicolas-en-Forêt, parents d'élèves et employées de maternelle ont tiré le bilan de leurs premières actions avant d'en décider d'autres. Photo RL

Pour un Atsem par classe' : le message du collectif hayangeois, soutenu par les syndicats CGT CFDT, SNUIPP, est clair. Réunis dernièrement à Saint-Nicolas-en-Forêt, une quarantaine de parents d'élèves et personnels des écoles maternelles de Hayange comptent bien obtenir gain de cause auprès de la municipalité, soit le recrutement de plus d'aide-maternelle, leur ancienne dénomination. Après plusieurs manifestations, distribution de tracts à tout-va et banderole dépliée lors des derniers conseils municipaux, une nouvelle marche à suivre a même été définie. Le point avec Hugues Miller, représentant CGT de la mairie, dans le mouvement depuis le début.

Lors du débat d'orientation budgétaire, la majorité municipale a parlé de rigueur budgétaire. Ça ne vous dissuade pas de continuer vos actions ?

Hugues MILLER : «  Non, on reste déterminés. Il n'y a peut-être plus d'argent mais la commune n'est quand même à la veille d'être sous tutelle ! Pour nous, les écoles restent la priorité. Ce n'est pas un domaine où des économies sont à faire. Sur tout quand on constate les gros soucis rencontrés dans les maternelles. Les agents territoriaux en maladie ne sont pas remplacés. Avec les intempéries, il y a aussi eu des absences. La maternelle Sainte-Berthe est, par exemple, resté deux jours sans Atsem, c'est illégal. Sans parler qu'on dépouille les effectifs des autres établissements pour pallier les manques ! »

Que demandez-vous concrètement ?

« Un agent territorial au service des écoles maternelles par classe ! Ce serait bien aussi d'avoir une personne 'volante' pour pallier les besoins comme c'était le cas l'an dernier. Actuellement, il manque un Atsem à la maternelle du Jura à Saint-Nicolas-en-Forêt, à Pasteur et à La Marelle au centre-ville ainsi qu'aux Chardonnerets à Marspich. Les départs en retraite sont remplacés par des contrats précaires, on demande même à des auxiliaires de vie scolaire de sortir de leur mission. A chaque fois, ce sont les enfants qui pâtissent de la surcharge de travail ! Dans une classe, ces dames sont des alliées précieuses de l'enseignant en l'assistant dans les travaux préparatifs, en veillant à l'hygiène des élèves et en s'occupant de l'entretien des locaux, il ne faut pas l'oublier. »

Qu'a décidé le collectif pour se faire entendre ?

« On va relancer le député Liebgott, rencontrer la députée Grommerch même si elle n'est pas de la circonscription. On réfléchit aussi à une marche des écoles et peut-être à une journée blanche où les parents ne mettraient pas leurs enfants à l'école. On a le soutien de la FCPE, de la PEEP et de l'association De Verne à Monod de Marspich. »

Propos recueillis par Virginie Dedola.