Le rendez-vous manqué des syndicats avec le député

Publié le 16/09/2010
La prochaine mobilisation des militants aura lieu le 23 septembre à Metz.
Le rendez-vous manqué des syndicats avec le député
Le rendez-vous manqué des syndicats avec le député
La prochaine mobilisation des militants aura lieu le 23 septembre à Metz.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 16 Septembre 2010 / STA /
 

 

 

Les manifestants s'étaient réunis pour apporter au député-maire la lettre ouverte des organisations syndicales. C'est raté pour cette fois... Photo Thierry Sanchis

Les syndicalistes de la plate-forme chimique de Carling voulaient rencontrer hier le député-maire. Rendez-vous manqué puisque André Wojciechowski participait au même moment au vote de la réforme des retraites à Paris.

Il est 9h15. Une trentaine de syndicalistes font le pied de grue devant l'entrée de l'hôtel de ville. Ils savent bien qu'ils ne rencontreront pas le député-maire André Wojciechowski, parti à Paris pour le vote de la réforme des retraites, mais ils espèrent, à défaut, rencontrer l'un de ses collaborateurs, en l'occurrence le premier adjoint Jean-Claude Funfschilling. « Nous aurions préféré avoir une entrevue avec Monsieur le député avant, mais il ne nous a pas répondu. D'où notre présence ici ce matin. Nous avions un courrier à lui remettre, au nom de l'intersyndicale CFTDT-CGT-CFTC de la plateforme chimique », indiquent les délégués syndicaux Denis Schneider (CFDT) et Jean-Bernard Zingraff (CGT).

Dans ce courrier, l'intersyndicale dénonce la logique de la réforme : « Un salarié retardé dans son départ à la retraite, c'est une embauche retardée pour un jeune chômeur ! Si notre député souhaite réformer les retraites, qu'il commence par la sienne et celles des autres parlementaires qui bénéficient de régimes spéciaux avantageux. »

Dans les rangs des manifestants, les conseillers municipaux d'opposition Michèle Tironi-Joubert et Jean-Claude Brem sont également présents. Mme Tironi-Joubert parle d'ailleurs d'une « réforme injuste pour les femmes, qui doivent interrompre leur carrière professionnelle pour élever leurs enfants » et se demande « à quel âge ces femmes partiront à la retraite avec un taux plein. »

Patience, patience...

A 9 h 50, les manifestants décident d'investir la salle du conseil municipal. Ils attendent toujours de remettre leur courrier au premier adjoint. Le directeur général des services de la mairie, Jean Melchert, les reçoit et leur demande de patienter. Dans la foulée, le conseiller général Fabrice Boucher (PS) fait son apparition. Averti quelques minutes plus tôt par téléphone, il est venu « apporter son soutien aux syndicalistes face à cette réforme qui, selon lui, va pénaliser un peu plus encore notre bassin d'emplois où le chômage est déjà important ». « J'ai l'impression que le gouvernement préfère payer un chômeur ou un RMiste plutôt qu'un retraité », conclut-il.

A 10 h 10, la patience ayant ses limites, les manifestants quittent la grande salle du premier étage de la mairie et s'en vont distribuer des tracts dans la rue.

Le premier adjoint arrive juste après. « Je veux bien vous rencontrer, lâche-t-il aux manifestants, mais je ne veux voir que trois personnes dans mon bureau », indique l'élu.

Trop tard pour les syndicalistes. « Avant l'heure, c'est pas l'heure ; après l'heure, c'est plus l'heure », entend-on dans les rangs des militants. Le rendez-vous est manqué. Le débat n'aura pas lieu...

N. T.